Négociations en vue de la conclusion d’un accord juridico-financier
Rome: Israël et le Saint-Siège
Rome, 12 octobre 2004 (Apic) Les délégations vaticanes et israéliennes se rencontreront à nouveau en octobre et en décembre 2004 pour poursuivre les négociations en vue de la conclusion d’un accord juridico-financier entre les deux Etats.
Interrogé par le correspondant à Rome de l’Apic, le 12 octobre, un diplomate israélien a affirmé pouvoir aboutir à un accord juridico- financier d’ici la fin de l’année. «Nous sommes sur le bon chemin pour dépasser les difficultés qui demeurent», a-t-il poursuivi, très optimiste, sur l’issue des prochaines négociations entre Israël et le Saint-Siège. Les rencontres auront lieu les 27 et 28 octobre 2004, puis le 1er et le 2 décembre et enfin les 15 et 16 décembre. L’un des points cruciaux restant à traiter est celui du refus par Israël d’accorder à l’Eglise un statut juridique lui permettant de défendre ses propriétés en Terre Sainte.
La réouverture des négociations pour la conclusion de l’accord juridico- financier entre le Saint-Siège et Israël fait suite à l’interruption intervenue en août 2003. Le père David Jaegger, alors porte-parole de la Custodie de Terre Sainte et membre de la délégation du Saint-Siège, avait relevé que les deux délégations s’étaient séparées, faute de véritables pouvoirs de négociation. II avait cependant qualifié cette rencontre d»’avancée cordiale». Pour le Saint-Siège, il s’agissait de tractations au «premier niveau».
Des points difficiles demeurent
Des négociations se sont à nouveau déroulées à Jérusalem du 6 au 9 septembre 2004. C’est le nonce Pietro Sambi qui a lui-même conduit les pourparlers, jugés «positifs». «Des points difficiles demeurent «, avait-il cependant souligné, dans un entretien accordé au quotidien italien Avvenire, en date du 14 septembre 2004. L’un de ces points cruciaux restant à traiter étant celui du refus par Israël d’accorder à l’Eglise un statut juridique lui permettant de défendre ses propriétés en Terre Sainte.
Si les Israéliens semblent désireux de voir les négociations aboutir avant la fin de l’année, Mgr Sambi a déclaré ne pas être préoccupé par le temps. Il est nécessaire que le contenu de l’accord soit clair, adéquat aux exigences de la vie quotidienne de la communauté et ne donne pas lieu à des contestations».
Enfin, questionné sur la question de l’hôpital catholique de Saint-Louis de Jérusalem, dont la municipalité menace de saisir les biens afin de récupérer ses taxes de propriété, en violation de l’accord fondamental du 30 décembre 1993 entre Israël et le Saint-Siège, le diplomate a déclaré: «Ce point est un exemple des quelques difficultés encore à surmonter», ajoutant: «Le ministre de l’Intérieur israélien, Avraham Poraz, a promis que les institutions catholiques ne devraient pas payer de taxe «, a souligné le diplomate israélien, en rappelant la visite du ministre d’Ariel Sharon au Vatican, le 14 septembre 2004.(apic/imedia/hy/vb)




