L’Eglise d’Orient et d’Occident, les deux poumons de l’Europe
Rome: Jean Paul II a brièvement commenté son voyage en Ukraine lors de l’angélus
Rome, 29 juin 2001 (APIC) Jean-Paul II est apparu à la fenêtre de son appartement, le 29 juin 2001, pour réciter la prière de l’angélus avec les pèlerins présents sur la place Saint-Pierre. Deux jours après son retour d’Ukraine, le pape est revenu sur cet événement.
«Visiter l’Ukraine, pont historique entre l’Orient et l’Occident, était pour moi un objectif attendu et préparé dans la prière depuis longtemps», a déclaré Jean Paul II. Pour le pape, l’accomplissement de ce voyage constitue un encouragement à l’Eglise en Europe pour «qu’elle puisse reprendre la respiration avec ses deux poumons», à savoir l’Eglise d’Orient et l’Eglise d’Occident. Jean-Paul II a particulièrement remercié les Ukrainiens pour leur accueil «vraiment chaleureux et émouvant».
Accueil d’une délégation du patriarcat de Constantinople
Le pape a ensuite souhaité la bienvenue à la délégation du patriarcat oecuménique de Constantinople, venue à Rome, comme chaque année, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul. Cet échange de délégation se reproduit le 30 novembre de chaque année, une délégation du Saint-Siège se rendant à Istanbul chez le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, pour la saint André. «Bienvenue ! La maison de Pierre vous accueille avec estime et affection», a lancé Jean-Paul II avant la récitation de l’angélus.
La délégation orthodoxe devait participer, dans la soirée du 29 juin – jour férié au Vatican -, à la cérémonie de remise du pallium – écharpe de laine symbolisant la communion de l’archevêque avec le pape – à 36 archevêques métropolitains nommés dans l’année. 150 évêêques récemment ordonnés devaient concélébrer aux côtés de Jean-Paul II. Le pape lui-même avait reçu ce pallium en tant qu¹archevêque de Cracovie le 26 juin 1967, il y a trente quatre ans cette année. Confectionné par des clarisses avec la laine des agneaux tondus le jour de la sainte Agnès, chaque pallium est gardé précieusement, en attendant d’être remis, dans un coffret placé symboliquement près du tombeau de saint Pierre, dans la niche visible dans la basilique. (apic/imed/bb)



