Le pape rappelle les politiques à leurs responsabilités
Rome: Jean Paul II a reçu le président argentin
Rome, 7 avril 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a de nouveau appelé les responsables politiques internationaux à «leurs responsabilités devant Dieu et devant l’histoire», en recevant lundi 7 avril au Vatican le président de la République argentine, Eduardo Alberto Duhalde. Le pape a en outre proposé une ligne politique aux dirigeants argentins en cette période de crise économique, en leur demandant de ne jamais succomber aux principes matérialistes.
Le président Duhalde termine son mandat à la tête de la République argentine le 25 mai prochain. Il a été élu en janvier 2002 par l’assemblée législative au plus fort moment de la crise économique jamais connue en Argentine. Cette visite était la première qu’il effectuait au pape depuis son élection.
Dès le début de son discours qu’il n’a pas lu en entier, le remettant en main propre au président -, Jean Paul II a fait allusion à la crise irakienne, sans toutefois la citer. «Les événements dramatiques que nous vivons actuellement nous rappellent à tous, et d’abord à ceux à qui revient la rude tâche de régir le destin des peuples, la responsabilité qu’ils ont devant Dieu et devant l’histoire dans la construction d’un monde de paix et de bien-être spirituel et matériel».
En ces temps difficiles dans le domaine des relations internationales, a ajouté le pape dans son message au président argentin, «nous devons nous souvenir que les principes d’une paix authentique et durable pourront seulement s’inspirer de l’Evangile».
Dans son discours, le chef de la République argentine a pour sa part remercié le pape pour ses nombreux appels en faveur de la paix en Irak.
Echange de point de vue
L’Eglise est toujours disposée à servir d’instrument de réconciliation entre les différents secteurs qui composent le tissu social, a encore affirmé le pape. «Derrière les situations d’injustice, il existe toujours un grave désordre moral qui ne se guérit pas seulement grâce à des moyens techniques plus ou moins efficaces». C’est pourquoi il a appelé le peuple argentin «à travailler sans relâche pour la construction de la société et à ne jamais succomber aux principes matérialistes qui aveuglent les consciences et endurcissent les coeurs».
Dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre d’une demi-heure entre Eduardo Duhalde et Jean Paul II, Joaquin Navarro-Valls a souligné que l’entretien a notamment permis «un échange de points de vue sur certaines situations en Amérique latine». Les deux parties ont particulièrement souligné «la vitalité de l’Eglise catholique dans cette partie du monde, ainsi que sa contribution à la construction d’une société toujours plus solide et respectueuse des droits de l’homme». (apic/imedia/pr)



