Nouvelle invitation au pape, qui s’est contenté de sourire

Rome: Jean Paul II a reçu le président Kwasniewski et les fidèles polonais réunis à Rome

Rome, 19 mai 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a reçu lundi le président polonais Aleksander Kwasniewski. Ce dernier était accompagné d’un groupe d’autorités politiques polonaises ayant oeuvré pour l’intégration de la Pologne dans l’Union européenne. Après cette visite, le pape s’est rendu Place Saint-Pierre pour y rencontrer les fidèles polonais puis italiens venus à Rome pour les quatre canonisations du 18 mai. Une nouvelle invitation a été lancée au pape de se rendre dans son pays. Jean Paul II s’étant contenté de sourire.

Jean Paul II s’est entretenu en privé durant quinze minutes avec le président polonais. Selon ce dernier, le pape lui aurait donné des conseils sur le rôle de la Pologne dans l’Europe, soulignant qu’elle devait donner «le meilleur d’elle-même» et «protéger ses valeurs». Le président s’est dit «très ému» de la bonne santé du chef de l’Eglise catholique qui a fêté ses 83 ans le 18 mai. Il a déclaré avoir invité Jean Paul II à se rendre en Pologne. Le pape se serait contenté de sourire après avoir reçu cette invitation. Le président a, en outre, affirmé aux journalistes qu’il poursuivait «son travail» de médiation pour faire en sorte que Jean Paul II puisse se rendre en Russie lors d’un éventuel voyage vers la Mongolie.

Après la rencontre privée, un groupe d’autorités politiques polonaises est venu saluer le pape. Ce groupe s’était engagé pour l’adhésion de la Pologne dans l’Europe.

Avec ses compatriotes

Jean Paul II a ensuite rejoint la Place Saint-Pierre où l’attendaient des milliers de pèlerins polonais. Accueilli par le président, ce dernier a prononcé un long discours de remerciement, insistant sur la personnalité du pape, sur d’histoire de la Pologne et sur les enjeux historiques liés à l’intégration européenne. Le pape a lui-même prononcé une longue allocution dans sa langue natale, d’une voix forte, largement saluée par ses compatriotes, surtout lorsqu’il a fait allusion à ses voyages en Pologne et à «l’extraordinaire partage des témoignages de la foi» qui ont eu lieu à ces occasions.

«Je ne cesse de prier, a-t-il affirmé, pour que la conscience de la Pologne se forme sur la base des commandements divins». Evoquant l’Europe, il a ajouté que «il n’y aura pas d’unité européenne tant que cette dernière ne fondera pas son unité dans l’esprit». Improvisant enfin en polonais, Jean Paul II a encore lancé ce commentaire: «J’entre dans ma quatre vingt quatrième année et chaque jour un peu plus je me rapproche du jour où je devrais rendre compte à Dieu de toute ma vie». «Pour cela; je me confie à la divine providence et à la miséricorde divine», a-t-il ajouté. (apic/imedia/pr)

19 mai 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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