Toute vie doit être protégée

Rome: Jean Paul II appelle à un sursaut de conscience et d’humanité

Rome, 15 novembre 2004 (Apic) Jean Paul II a appelé une nouvelle fois «les hommes de bonne volonté à protéger toute vie humaine», et pour que cesse «toute forme d’avortement, le 13 novembre 2004.

A l’occasion de l’audience des membre de l’Office chrétien des personnes handicapées, le pape a appelé «une nouvelle fois et de manière pressante tous les hommes de bonne volonté – en particulier ceux qui ont une fonction gouvernementale et législative – à un sursaut de conscience et d’humanité pour que soit protégée toute vie humaine», et pour que cesse «toute forme d’avortement».

Jean Paul II a regretté que par ses actions visant à éliminer «les enfants conçus et non encore nés, qui sont sans défense, l’homme se fait le maître de la vie». Il a souligné l’importance de protéger la vie «des plus faibles, des plus petits et des plus pauvres».

La personne ne se réduit pas à sa place dans l’économie

S’adressant à l’Office chrétien des personnes handicapées en pèlerinage pour le quarantième anniversaire de leur association, il a déclaré: «Par l’attention aux personnes qui souffrent d’un handicap, vous rappelez à nos contemporains que la personne ne se réduit pas à ses aptitudes et à sa place dans la vie économique, mais qu’elle est une créature de Dieu, aimée par Lui pour elle-même et non pour ce qu’elle fait».

Le pape a ajouté : «Votre action est à la fois un service et une véritable mission pour la promotion de la personne humaine et pour la défense de sa dignité, comme le montre le thème de votre pèlerinage». Il a poursuivi en ces termes: ’Tu nous as choisis pour servir en ta présence’. A l’intention des membres de l’association fondée par Marie-Hélène Mathieu, également présente, il a encore déclaré: «Vous êtes l’un des symboles de la solidarité de toute la communauté chrétienne à l’égard de ceux qui sont blessés dans leur corps et dans leur esprit».

Le souverain pontife, lui-même âgé et malade, a souhaité «rendre grâce» pour l’action de ces personnes «auprès des handicapés et de leurs familles», car elle montre «la valeur incomparable de toute vie». «Ma prière affectueuse rejoint aussi les parents et tous ceux qui acceptent d’accueillir une personne handicapée», a-t-il confié, car «je sais les sacrifices que cela suppose». Le pape a toutefois parlé des «joies» qu’apporte le soin aux personnes diminuées dans leur corps, comme «le ravissement sur le visage d’une personne handicapée et l’affection qu’elle porte à ceux qui prennent soin d’elle». (apic/imedia/vb)

15 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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