Œuvrer pour le triomphe de la cause de la paix et de la fraternité

Rome: Jean Paul II appelle le Japon à s’engager contre le terrorisme

Rome, 29 octobre 2001 (APIC) Jean Paul II a insisté sur le rôle du Japon dans la situation internationale actuelle, en recevant le nouvel ambassadeur du Japon près le Saint-Siège, le 29 octobre 2001 au Vatican. Dans son discours à Mitzuhiro Nakamura, le pape a appelé les Japonais, marqués par «les jours sombres de Hiroshima et de Nagasaki» à faire tout ce qui est en leur pouvoir «dans la perspective du bien commun de l’humanité».

Faisant allusion aux récents événements «qui, depuis quelques semaines, menacent les grands équilibres du monde et maintiennent dans l’angoisse des millions de personnes», Jean Paul II a demandé au Japon de «faire tout ce qui est en son pouvoir, au niveau personnel, communautaire et institutionnel, pour que triomphe la cause de la paix et de la fraternité, et que les décisions soient prises à tous les niveaux dans la perspective du bien commun de l’humanité».

Le pape a ainsi souligné le rôle particulier que doit jouer le Japon dont l’histoire a été «marquée par les jours sombres de Hiroshima et de Nagasaki, qui continuent d’habiter la conscience de la communauté internationale tout entière».

Pour Jean Paul II, «en ces jours où de nombreux foyers de tensions persistent et se développent», le Japon doit s’engager contre le terrorisme en créant «la confiance entre les personnes et entre les peuples». En effet, «l’utilisation de la violence sous toutes ses formes ne permet ni de régler les conflits ni d’établir les bases d’une société respectueuse de tous ses membres», a-t-il expliqué.

Insistant enfin sur l’importance du dialogue entre les valeurs religieuses, spirituelles, culturelles et humaines dans la résolution des conflits, Jean Paul II a souligné le rôle de ce dialogue dans la société japonaise, «au moment où elle est elle-même affrontée à l’accroissement du chômage, à la désagrégation de la relation interpersonnelle et à la fracture sociale».

«Dans un monde marqué par le matérialisme, puissent les Japonais contribuer à la construction d’une nation unie où chacun se sente respecté, accueilli et reconnu avant tout pour ce qu’il est et non pour la valeur qu’il peut avoir dans l’ordre économique», a conclu le pape. (apic/imed/mk)

29 octobre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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