Séquestré par la guérilla depuis le 15 mars
Rome: Jean Paul II apporte son soutien au prêtre colombien détenu par les FARC
Rome, 4 mai 2004 (Apic) Le pape Jean Paul II a apporté son soutien au prêtre colombien détenu par les FARC colombienne, le plus important groupe de guérilla dans le pays.
Jean Paul II a assuré de son «affection» et de sa «prière» Cesar Dario Pena Garcia, prêtre colombien séquestré par les FARC depuis le 15 mars 2004. C’est ce que le cardinal Angelo Sodano a écrit dans une lettre à Mgr Jaramillo Monsalve, évêque de Santa Rosa de Osos, dont le contenu a été rendu public mardi par Joaquin Navarro-Valls, porte-parole du Saint-Siège.
Le pape espère «une rapide solution à cette affaire douloureuse» et souhaite que «le diocèse et toute la société colombienne retrouvent la joie et la paix», a souligné dans son communiqué Joaquin Navarro-Valls.
«Le pape encourage l’évêque et les prêtres du diocèse à continuer courageusement et avec espérance leur travail d’évangélisation et les invite à répondre avec constance aux besoins spirituels et sociaux de leurs fidèles», a conclu le directeur de la salle de presse du Vatican.
Le 15 avril 2004, l’évêque de Santa Rosa de Osos, en Colombie, avait lancé un appel en direction des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC), les invitant à libérer le prêtre Cesar Dario Peña Garcia, séquestré par la guérilla depuis le 15 mars.
Dans un communiqué, l’évêque condamnait ce séquestre et demandait à la guérilla de «permettre au père Cesar de poursuivre son service à la tête de ses fidèles, de la communauté de Raudal». Ces derniers se seraient organisés pour aller réclamer la libération du prêtre auprès des chefs de la guérilla.
Cesar Dario Peña Garcia, âgé de 43 ans et ordonné prêtre en 1988, exerçait son ministère dans le département dont la capitale est Medellin, tristement célèbre pour ses bandes de narcotrafiquants.
Prêtres dans le collimateur
Les prêtres, les religieux et les missionnaires sont souvent les seuls contrepoids face aux FARC, dans des régions où les forces gouvernementales ont souvent déclaré forfait. Par leur travail, les prêtres y maintiennent la cohésion des communautés, les défendant et les protégeant face aux abus des bandes armées. En 2003, sept prêtres catholiques ont ainsi été assassinés en Colombie.
Mgr Luis Augusto Castro, membre de la commission de facilitation du dialogue entre les partis et vice-président de la Conférence épiscopale colombienne, a pour sa part affirmé le 8 février 2004, qu’un accord entre gouvernement et FARC était nécessaire pour parvenir à une solution en faveur des otages retenus par la guérilla. (apic/imedia/pr)



