En chemin vers la pleine communion, avec l’Esprit

Rome: Jean Paul II conclue la semaine de l’unité par un message d’espérance

Rome, 26 janvier 2003 (APIC) Jean Paul II a invité les chrétiens à ne pas se laisser accaparer par les difficultés et à se laisser guider par l’Esprit Saint dans le chemin vers la pleine communion. C’est par ces paroles qu’il a conclu, le 25 janvier en fin d’après midi, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Le pape a prononcé son message dans la basilique de Saint-Paul-Hors-les-Murs, où il s’était rendu pour la dernière fois et pour la même occasion en janvier 2001.

Au cours des vêpres célébrées le jour de la fête de la conversion de saint Paul, l’apôtre des nations, le pape a confirmé sa certitude que «grâce à l’aide et à la puissance qui vient d’en haut, tout obstacle pourra être dépassé». «Mon plus vif désir, a-t-il ajouté, est que l’Eglise de Rome, à laquelle la Providence à confié une ’présidence dans la charité’ toute spéciale, devienne toujours davantage un modèle de relations oecuméniques fraternelles».

Rappelant la journée de prière inter religieuse à Assise en janvier 2002, Jean Paul II a insisté sur le fait que «le thème de la paix demeure plus que jamais urgent; il interpelle de manière particulière les disciples du Christ, Prince de la Paix, et il constitue un défi et une effort pour le mouvement oecuménique».

Reconnaissant «avec réalisme les difficultés, les problèmes et parfois les déceptions» rencontrées et alors que «reste vive la souffrance de ne pouvoir encore partager le Repas eucharistique», le pape a invité les chrétiens à se laisser surprendre par l’Esprit Saint qui «continue à accomplir des prodiges extraordinaires». Pour cette raison, sans vouloir réduire le dialogue théologique, «encore moins le négliger» – parce qu’il ne peut y avoir d’unité que dans la vérité – Jean Paul II a affirmé que «l’oecuménisme spirituel ouvre nos yeux et nos coeurs à la compréhension de la vérité révélée».

Le pape a ainsi rendu un hommage particulier aux «communautés de vie consacrée et aux mouvements spirituels nés récemment, qui jouent un rôle plus singulier que jamais pour faciliter la rencontre avec les antiques et vénérables Eglises de l’Orient, marquées par l’esprit monastique». «Des signes encourageants et prometteurs de reprise de la vie spirituelle sont présents aussi dans le cadre des Communautés ecclésiales de l’Occident, et je me réjouis des échanges fructueux qui se produisent entre ces diverses réalités chrétiennes», a-t-il encore ajouté.

«Que personne ne se fasse d’illusions!», a conclu Jean Paul II. «Sans une authentique spiritualité de la communion, les éléments extérieurs de la communion ’deviendraient des façades sans âme, des masques de communion plus que ses expressions et ses chemins de croissance. (.) Il ne nous appartient pas de fixer les temps ni les échéances ; la promesse du Seigneur nous suffit».

Une prière interconfessionnelle

La prière du psaume avait auparavant été prononcée par l’évêque Plykarpos Stavropoulos, représentant des orthodoxes grecs en Italie, par un représentant des coptes orthodoxes en Italie et par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Quant à la prière d’intercession prononcée après l’homélie de Jean Paul II, elle a été confiée à des représentants de la communauté arménienne, de la Société biblique italienne, de l’Eglise luthérienne de Rome, de l’Eglise méthodiste de Rome, de la communauté éthiopienne italienne et de l’Eglise orthodoxe de Grèce. Au cours de la célébration, les hymnes ont été interprétés par le choeur de la chapelle sixtine et par les moines bénédictins de l’abbaye romaine de saint Anselme. (apic/imedia/bb)

26 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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