Et le cardinal Scola explique la différence entre kamikaze et martyr
Rome: Jean Paul II condamne la violence meurtrière des attentats en Turquie
Rome, 21 novembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a réitéré sa condamnation du terrorisme, le 20 novembre 2003 au soir, quelques heures après le double attentat ayant frappé la capitale turque.
Après avoir appris «avec stupeur», les attentats qui ont «une nouvelle fois frappé la ville d’Istanbul», le pape a adressé «ses plus vives condoléances» aux victimes et à leurs proches dans un télégramme adressé au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.
«La violence meurtrière, a-t-il poursuivi, constitue un mépris des personnes et bafoue l’humanité. Seul le dialogue est une démarche digne de l’homme dans les tensions qui opposent des personnes ou des groupes humains».
A propos de kamikaze
«La ligne de séparation entre le kamikaze et le martyr est la liberté», a pour sa part estimé le cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise, lors d’une intervention au congrès international qui a lieu du 20 au 22 novembre à l’université du Latran, en l’honneur des dix ans de l’encyclique «Veritatis splendor».
Pour le cardinal Scola, démontré l’actualité montre la nécessité d’une réflexion théologique sur la morale. «Le kamikaze a pour unique critère d’action le devoir. Il fait de la loi «une idole»; il oublie qu’au «devoir» est rattaché un pouvoir, une liberté concernant la présence d’un autre et qui appartient également aux vies qu’il implique dans ses propres actions».
Selon le patriarche de Venise, «l’encyclique offre sur la liberté des idées fécondes sur des noeuds thématiques fondamentaux, comme les relations entre la liberté et la loi, la vérité et la conscience». «La clef de voûte qui permet de concilier la loi morale avec la liberté individuelle est paradoxalement constituée de l’obéissance», a-t-il poursuivi, avant d’enchaîner: «Mais Une obéissance qui ne signifie pas suivre mécaniquement la loi; une obéissance qui découvre dans l’obligation donnée par la norme une réalité qui la transcende, la présence d’une altérité qui va au-delà de la conscience de l’homme». (apic/imedia/pr)



