Pour que les pasteurs puissent exercer leur service

Rome: Jean Paul II demande la libération de tous les otages

Rome, 13 novembre 2002 (APIC) Jean Paul II a lancé un vibrant appel en faveur de la libération de tous les otages, à l’occasion de son audience du 13 novembre. Près de 8’000 participants ont entendu la traditionnelle catéchèse hebdomadaire du pape dans la salle Paul VI du Vatican.

«Des nouvelles douloureuses ne cessent de nous parvenir de la Colombie», a affirmé Jean-Paul II à l’issue de l’audience. Le 11 novembre, l’évêque de Zipaquira et président du CELAM, Mgr Jorge Enrique Jimenez Carvajal, ainsi que le Père Desiderio Orjuela, un curé de son diocèse, ont été enlevés, probablement par les Forces Armées Révolutionnairesde Colombie, alors qu’ils se rendaient dans un village voisin pour y célébrer la messe. Depuis le début de la guerre civile dans ce pays à 95% catholique, plusieurs milliers de personnes ont disparu, enlevées par les forces rebelles.

«Je demande avec force la libération de tous ceux qui ont été séquestrés!», a lancé Jean-Paul II en espagnol, insistant particulièrement pour que les «pasteurs» de l’Eglise puissent de nouveau exercer leur service.

«Droits humains agressés»

«Cet enlèvement, a ajouté le pape d’une voix vibrante, qui accroît un climat dans lequel les droits humains sont agressés et qui afflige la population civile comme l’Eglise, m’incite à exprimer de nouveau le refus de l’Eglise face à toute violence et à toute tentative de blesser la dignité humaine, qui ne seront jamais chemin de paix».

Avant de prendre congé des fidèles, Jean Paul II les a invités à prier «pour que Dieu concède à la Colombie une paix tant désirée». Un télégramme de soutien avait été envoyé la veille par le pape au cardinal Pedro Rubiano Saenz, président de la Conférence épiscopale colombienne.

Au cours de sa catéchèse, Jean Paul II a médité le psaume 86, qui traite de «Jérusalem, mère de tous les peuples». «A Jérusalem, a-t-il souligné, tout le monde doit redécouvrir ses racines spirituelles, se sentir dans sa propre patrie, se retrouver comme membres d’une même famille et s’embrasser comme des frères rentrés chez eux». Alors que ce psaume «contraste malheureusement avec l’expérience historique que la ville est en train de vivre», a conclu le pape, «le rôle de la prière est de semer la confiance et d’engendrer l’espérance».

Bien que visiblement fatigué, Jean Paul II a trouvé l’occasion de plaisanter avec les pèlerins anglophones. A un groupe de jeunes déchaînés qui scandaient «John Paul II, we love you !», le pape leur a répondu d’une voix forte, «John Paul II, he loves you !». (apic/imedia/bb)

13 novembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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