Un mouvement qui a ouvert les portes de la liberté en Europe

Rome: Jean Paul II, en mauvaise forme, salue le syndicat polonais Solidarnosc

Rome, 29 septembre 2004 (Apic) Jean Paul II a salué les participants au pèlerinage du syndicat polonais Solidarnosc (solidarité), lors de l’audience générale du 29 septembre, sur la place Saint-Pierre au Vatican. «Ce mouvement a ouvert les portes de la liberté pour de nombreux pays d’Europe», a déclaré le pape, en mauvaise forme, qui n’a lu qu’un petit bout se son discours.

«Je me réjouis car l’esprit de Solidarnosc continue à unir tant de personnes dans notre patrie. Je me réjouis que ce bon esprit pénètre aussi l’Europe unie», a souligné le pape.

Jean Paul II, à peine élu pape, avait soutenu la constitution d’un syndicat indépendant dans la Pologne communiste. Solidarnosc est né dans les chantiers navals de Gdansk en 1980. Fer de lance de l’opposition au régime communiste et présidé par Lech Walesa, le syndicat avait été mis hors la loi en 1982 et après une période de clandestinité, est redevenu légal en 1989. Il a exercé une influence importante dans les événements qui ont conduit à la chute du Rideau de fer. Il reste encore politiquement actif en Pologne.

Le pape a aussi remercié les pèlerins lituaniens, pays autrefois annexé à l’Union soviétique, «de leur courageux témoignage de foi durant les temps d’épreuves». Le cardinal biélorusse Kazimierz Swiatek, archevêque de Minsk-Mohiliev et administrateur apostolique de Pinsk, participait aussi à l’audience. Le 27 septembre, le pape a remis au haut prélat de 90 ans, prisonnier au goulag pendant dix ans, le prix «Fidei Testis», honorant ainsi «son chemin de croix durant la persécution».

Le pape a d’importantes difficultés respiratoires

Le souverain pontife n’a pu prononcer que quelques lignes de sa catéchèse centrée sur le lien entre «beauté, image du Christ et justice». Le pape éprouve désormais d’importantes difficultés respiratoires, conséquence de l’évolution de sa maladie de Parkinson. Celles-ci l’empêchent de lire l’ensemble de ses textes et l’obligent à économiser ses forces. Ainsi, c’est le cardinal Jospeh Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui a célébré la messe pour les papes défunts Paul VI et Jean-Paul Ier, le soir du 28 septembre. Dans un premier temps, il avait officiellement été annoncé que le pape assurerait cette célébration, comme les années précédentes.

Aucun déplacement prévu avant Noël

Aucun déplacement exceptionnel n’est prévu dans l’agenda pontifical d’ici Noël, mais le pape continue à accorder des audiences publiques hebdomadaires, à recevoir les chefs d’Etat en visite et à célébrer les grandes messes du calendrier liturgique. Ainsi, il recevra le 30 septembre les présidents roumain et pakistanais et présidera la messe pour cinq nouveaux bienheureux, le 3 octobre.

Le pape est arrivé sur la Place Saint-Pierre au son des fanfares militaires. Il a traversé et salué la foule des 15’000 pèlerins réunis sur la place à bord de sa jeep blanche découverte. Comme à l’accoutumée, il a béni les pèlerins, les malades et les nouveaux mariés qui lui étaient présentés.

A l’issue de l’audience, le souverain pontife a regagné définitivement ses appartements du Vatican. La veille, il avait pris congé des habitants de Castel Gandolfo, où il a résidé durant les mois d’été. (apic/imedia/hy/bb)

29 septembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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