Rome: Jean Paul II encourage la réflexion sur la globalisation solidaire
Session de la Fondation «Centesimus Annus Pro Pontifice»
Rome: 30 avril 2004 (Apic) Le principe de solidarité doit être intégré à la globalisation, source de déséquilibres économiques et sociaux, a estimé Jean Paul II dans son message adressé aux participants à la conférence internationale organisée sur le thème de «faire face à la globalisation: la gouvernance globale et les politiques de développement». Un rendez-vous mis sur pied par la Fondation «Centesimus Annus Pro Pontifice», tenu à Rome les 30 avril et 1er mai 2004.
«Le défi est toujours celui de donner la vie à une globalisation solidaire, par l’identification des causes des déséquilibres économiques et sociaux, et par des choix opérationnels permettant d’assurer à tous un avenir sous le signe de la solidarité et de l’espérance», a affirmé Jean Paul II aux membres du congrès, organisé par cette fondation dont sont présidents Lorenzo di Monterela, et le président de l’administration du patrimoine du Saint-Siège (APSA), le cardinal italien Attilio Nicora.
«La globalisation constitue un vaste phénomène social qui suscite de nombreux défis pour la communauté internationale et nécessite des réponses efficaces et éthiquement responsables», a expliqué le pape, encourageant les réflexions développées lors du congrès autour des solutions à apporter aux déséquilibres causés par la mondialisation.
«Face aux populations qui vivent dans des conditions de misère inacceptables, face à la malnutrition, à la pauvreté et à la croissance des inégalités sociales, il est urgent d’intervenir pour la défense de la dignité de la personne et pour la promotion du bien commun», a lancé le pape.
Jean Paul II s’est par conséquent montré favorable à la conférence qui, partant de la considération malheureuse «d’un élargissement du fossé entre les pays riches et pauvres dans le processus de globalisation mondiale», (.) s’interroge sur une «intégration réciproque de la globalisation et de la solidarité, permettant de générer une dynamique mondiale de croissance économique harmonieuse et de développement équitable».
Les consciences doivent être éduquées
Le pape a alors rappelé «que le processus de globalisation devait être animé de valeurs éthiques de fond et orienté vers le développement intégral de chaque homme et de tout l’homme». «Les consciences doivent être éduquées à un haut sens de la responsabilité et de l’attention au bien entier de l’humanité et à celui de chacun de ses composants», a-t-il poursuivi. Pour lui, c’est seulement à ces conditions que la famille humaine, constituée de peuples différents par leur race, leur culture et leur religion, «pourra donner vie à des formes de coopérations économique, sociale et culturelle, inspirées d’humanité fraternelle».
Jean Paul II a finalement encouragé le travail de la fondation, qui donnera sûrement des «indications utiles pour affronter avec compétence et ouverture d’esprit ces problématiques économiques et sociales émergentes».
Le congrès est organisé dans la salle du synode du Vatican, autour des interventions de spécialistes de la globalisation, tels Michel Camdessus, directeur du Fonds monétaire international, ou Michael Novak, président de l’institut des entreprises américaines pour la recherche de la politique gouvernementale, et de membres de la curie romaine, comme le secrétaire du Conseil pontifical Justice et Paix, Mgr Giampaolo Crepaldi. (apic/imedia/pr)



