Tout être humain est un don pour l’Eglise et pour l’humanité
Rome: Jean-Paul II lance un nouvel appel contre l’euthanasie
Rome, 11 février 2004 (Apic) «Personne n’a le droit de supprimer un être humain à cause de la souffrance», a affirmé Jean-Paul II le 11 février 2004, à l’occasion de la 12e Journée mondiale du malade. Le pape a reçu plus de 4000 pèlerins venus de nombreux pays dans la salle Paul VI. L’audience était retransmise sur grand écran à Lourdes.
«Tout être humain, également celui qui est marqué par la maladie et la souffrance, est un grand don pour l’Eglise et pour l’humanité», a rappelé le pape au cours de sa catéchèse en italien. «Que chaque personne souffrante trouve dans son propre environnement des personnes prêtes à les soutenir avec patience et une aide prévenante», a-t-il souhaité, expliquant que «la souffrance est toujours un appel à mettre en oeuvre l’amour miséricordieux».
«La journée mondiale du malade est l’occasion de redécouvrir la place importante dans la communauté chrétienne des personnes qui souffrent, et de mettre toujours plus en valeur leur rôle précieux», a-t-il encore affirmé. «Si, à vue humaine, la souffrance et la maladie peuvent paraître absurdes, celui qui se laisse éclairer par la lumière de l’Evangile découvre leur signification salvifique profonde», a expliqué le souverain pontife à son auditoire qui a pu entendre une synthèse de sa catéchèse en français, anglais, allemand, espagnol et portugais.
Messe dans la basilique Saint Pie X de Lourdes
Le pape a exprimé sa pensée pour les malades et les soignants – médecins, infirmiers, aides soignants, chercheurs – présents dans le «célèbre sanctuaire marial de Lourdes qui continue à rassembler des foules de pèlerins du monde entier». A l’occasion de la 12e Journée mondiale du malade, de la fête de Notre-Dame de Lourdes et du 150e anniversaire du dogme de l’Immaculée conception, une délégation du Saint-Siège, présidée par le cardinal Lozano Barragan, président du Conseil pour la pastorale de la santé, célébrait au même moment une messe dans la basilique Saint Pie X de Lourdes.
Le message du pape en français y a été rediffusé à la fin de la célébration eucharistique, sous les applaudissements des pèlerins remerciant le souverain pontife pour son message, tandis que des écrans retransmettaient les images de la messe de Lourdes dans la salle Paul VI.
Au cours de son audience, le pape, très souriant, semblait en forme, même s’il n’a pas lu l’intégralité de sa catéchèse. Il s’est adressé successivement aux pèlerins des différents pays, les saluant dans un petit discours spécifique pour chaque nation présente et leur souhaitant «une bonne année».
Evocation des accords du Latran
Evoquant – dans son message aux Italiens – la commémoration des accords du Latran, il a les a qualifiés de «tournant positif» à «portée historique» pour les rapports entre l’Eglise et l’Etat italien. Les accords du Latran, signés le 11 février 1929 par le secrétaire d’Etat de Pie XI, Mgr Pietro Gasparri, et Mussolini, alors président du Conseil du Royaume d’Italie, «ont ouvert la porte à une collaboration profitable, au service et au bénéfice de toute la nation», a souligné le pape.
L’audience générale, animée par les chants des pèlerins, dont l’Alleluia du Messie de Händel par les Polonais, s’est conclue par la récitation du ’Pater Noster’ et la bénédiction apostolique. Des pèlerins de toutes nationalités, dont des jeunes couples mariés dans l’année, sont venus s’agenouiller aux pieds du pape. Dans la même journée, une messe sera célébrée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, dans la basilique Saint-Pierre. Au terme de la cérémonie, vers 18h, le pape devrait descendre dans la basilique pour bénir les malades de l’Unitalsi, organisation italienne qui s¹occupe des pèlerinages des malades vers Lourdes ou d¹autres sanctuaires. (apic/imedia/bb)




