En raison de sa douleur au genou, il ne l’a pas célébrée lui-même

Rome: Jean Paul II préside la messe des Rameaux place Saint-Pierre

Rome, 24 mars 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a présidé dimanche la messe des Rameaux place Saint-Pierre. Il ne l’a cependant pas célébrée lui-même comme prévu, en raison de sa douleur persistante au genou et suivant les recommandations de ses médecins. Il avait confié cette tâche au cardinal Camillo Ruini, son vicaire général pour le diocèse de Rome. L’an dernier, il avait célébré de bout en bout cette messe d’une durée de deux heures et demi.

C’est par l’entrée en procession d’une marée de palmes vertes portées par des jeunes, que la première cérémonie de la Semaine sainte a commencé sur la place Saint-Pierre où Jean Paul II a présidé ­ et non pas célébré comme à l’ordinaire ­ la messe des Rameaux, le 24 mars. De plus, sans doute en raison de douleurs «de nature arthritique» au genou, le pape n’a pas effectué la traditionnelle procession dans la foule le conduisant vers le parvis de Saint-Pierre, symbolisant la montée vers Jérusalem.

Revêtu des ornements liturgiques de couleur rouge vif, selon la tradition de la Passion, Jean Paul II est arrivé directement de la basilique vers le parvis où après quelques pas sous le soleil et devant quelque 30’000 personnes, il s’est assis et a accueilli les jeunes qui célèbrent aujourd’hui, et dans les diocèses du monde entier, la Journée mondiale de la jeunesse.

Le pape interpelle les jeunes avant les JMJ de Toronto

Au cours de son homélie, le pape c’est encore adressé aux jeunes en méditant le mystère de la Croix et le message de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse qui se tiendra à Toronto en juillet: «Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde». «Ne perdez pas votre saveur de chrétiens», leur a-t-il ainsi lancé avant de leur indiquer la Croix comme «école de sagesse».

Le pape les a encore appelés à choisir s’ils veulent «décider à rester avec le Seigneur, ou fuir, ou rester de simples spectateurs de sa mort». Pour lui, «la véritable force de l’homme se voit dans la fidélité avec laquelle il est capable de rendre témoignage à la vérité, résistant aux menaces, aux incompréhensions et aux chantages, jusqu’aux persécutions».

Avant la consécration célébrée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire général du pape et durant laquelle Jean Paul II est resté assis, un Portugais a lu une intention de la prière universelle au cours de laquelle l’assemblée a prié pour «les habitants de la Terre Sainte et de la cité sainte de Jérusalem, qui souffrent en raison de la violence». Tous ont demandé à Dieu que «le pardon réciproque mette fin à la haine et au conflit et que les juifs, les chrétiens et les musulmans puissent vivre ensemble dans la justice et la paix». (apic/imedia/be)

24 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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