La crise économique au menu du discours
Rome: Jean Paul II reçoit le nouvel ambassadeur de l’Equateur près le Saint- Siège
Rome, 11 mars 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a insisté sur l’importance d’une collaboration entre l’Eglise et l’Etat en Equateur pour faire face à la crise économique que traverse le pays, en recevant en audience le nouvel ambassadeur de l’Equateur près le Saint-Siège, Marcelo Fernandez de Cordoba Ponce.
L’Equateur est actuellement confronté à une grave crise, qui provoque manifestations, grèves et heurts dans le pays. La «dollarisation» imposée par Quito n’est pas étrangère à la situation désastreuse. «L’Eglise ne reste pas insensible à tous les drames personnels, familiaux et sociaux qui dérivent de la situation actuelle», a déclaré le pape au nouvel ambassadeur venu présenter ses lettres de créances.
Jean Paul II a particulièrement déploré les «phénomènes regrettables tels que la déficience d’assistance sociale ou sanitaire, le manque de travail, ou encore le blocage des projets de développement». Autant de phénomènes qui se «déchaînent» depuis le début de la crise économique en 1999.
Jean Paul II a alors cité les domaines dans lesquelles l’Eglise peut apporter son aide. Il a tout d’abord insisté sur «la sauvegarde des valeurs éthiques fondamentales et la protection des institutions de base de la société comme le mariage et la famille». Il a ensuite souligné l’importance pour les familles équatoriennes de pouvoir choisir le type d’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants, demandant en outre le libre accès pour tous les Equatoriens à «une formation intégrale dans les connaissances humaines, techniques et religieuses».
Le dernier point abordé par Jean Paul II est celui de l’émigration. Il s’agit d’un des phénomènes «les plus complexes et dramatiques de la crise économique» en Equateur, a-t-il précisé. Affirmant qu’il n’y a pas de «formule magique» pour régler ce problème, le pape a toutefois rappelé le rôle de l’Eglise «qui doit traiter avec respect» les émigrants et leur permettre «de conserver leur identité propre».
Les relations diplomatiques entre l’Equateur et le Saint-Siège existent depuis 65 ans. Le nouvel ambassadeur avait notamment été chargé d’organiser le premier voyage de Jean Paul II dans son pays, en 1985. L’Equateur est par ailleurs un pays à forte majorité catholique (près de 9’% de la population). (apic/imed/pr)



