Pour l’intégration de cette région au sein de l’Europe
Rome: Jean Paul II reçoit le nouvel ambassadeur de la République fédérale de Yougoslavie
Rome, 11 avril 2002 (APIC) La religion n’est pas la racine du conflit qui a ensanglanté les Balkans, mais c’est même une part essentielle à sa solution, souligne le pape. Recevant en audience au Vatican jeudi 11 avril le nouvel ambassadeur auprès du Saint-Siège, Darko Tanaskovic, Jean Paul II a encouragé les responsables politiques de la République fédérale de Yougoslavie à collaborer avec l’Eglise catholique dans la reconstruction de cette région d’Europe.
Le pape a d’ailleurs insisté sur l’importance de l’intégration de cette région au sein de l’Europe. L’Eglise catholique dans les Balkans, a-t- il déclaré, «ne cherche pas à promouvoir des idéologies étroites ou des intérêts nationaux, mais le développement de tous les peuples, avec une attention particulière envers ceux qui sont dans le besoin». Et d’insister sur le fait que «la religion n’est pas la racine du problème, mais une part essentielle à sa solution».
Le pape avait lui-même souligné l’importance de la présence de l’Eglise catholique dans les Balkans, alors que «des tensions politiques et sociales persistent», le 16 février 2001. Recevant les évêques de la conférence épiscopale de la République fédérale de Yougoslavie, il les avait invités à s’unir non seulement entre eux, mais également avec les chrétiens des autres religions. «Malgré la situation, engagez-vous avec énergie dans le dialogue ?cuménique», avait-il lancé, précisant que «la voie de l’unité passe par le pardon et la réconciliation».
La voie de l’unité passe par le pardon et la réconciliation
En évoquant les conflits en ex-Yougoslavie ces dernières années, Jean Paul II a par ailleurs affirmé, dans son discours à Darko Tanaskovic, que l’Europe a besoin des nations de la région des Balkans et qu’elles- mêmes aussi ont besoin de l’Europe. «C’est un fait que les oppositions récentes ont occulté, a-t-il expliqué, mais sur lequel l’histoire et la culture insistent».
Les catholiques de la République fédérale de Yougoslavie représentent aujourd’hui environ 3% de la population, soit près de 550’000 fidèles, répartis en cinq diocèses trois en Serbie et deux au Monténégro et une administration apostolique au Kosovo. Ils viennent pour la plupart de pays frontaliers tels que la Hongrie, la Croatie et l’Albanie. Les orthodoxes et les musulmans représentent quant à eux les deux principales religions, avec respectivement 70% et 20% de la population. (apic/imedia/be)



