Le pape rappelle l’option pour les plus pauvres

Rome: Jean Paul II reçoit les évêques du Honduras en visite Ad Limina

Rome, 4 décembre 2001 (APIC) A quelques mois du 500ème anniversaire de la première messe célébrée sur le sol du Honduras, Jean Paul II a reçu les évêques de ce pays d’Amérique latine en visite Ad limina, le 4 décembre. Il les a encouragés à analyser l’histoire de l’évangélisation de leur pays pour lui redonner une impulsion et a rappelé la nécessité d’une option préférentielle pour les pauvres, partie intégrante de cette évangélisation.

Face aux évêques «sérieusement préoccupés par la situation de pauvreté persistante sur un territoire fertile», Jean Paul II a précisé qu’il fallait «surtout éviter que peu de citoyens détiennent la plupart des ressources, et cela, au détriment de la grande majorité». Il a ensuite cité les catégories défavorisées de la population. La souffrance se répercute ainsi sur le pays «quand les paysans se sentent marginalisés, les ethnies indigènes oubliées et quand les citoyens qui ont le plus besoin de protections comme les enfants et les jeunes se sentent abandonnés à leur propre sort».

Le pape a alors pris le prétexte du prochain 500ème anniversaire de la première messe célébrée sur le sol du Honduras, le 14 août 2002, pour leur proposer «d’analyser l’histoire de l’évangélisation (.) et donner ainsi une nouvelle impulsion à la vie ecclésiale dans tout ses aspects».

Le domaine social fait partie intégrante de la mission de l’Eglise

Car, pour Jean Paul II, «la préoccupation pour le domaine social fait partie intégrante de la mission d’évangélisation de l’Eglise», et il est «important que soit promu le riche patrimoine de la doctrine sociale de l’Eglise».

«Je vous invite une fois de plus à insister sur l’option préférentielle pour les pauvres», a-t-il lancé aux évêques avant de se pencher sur «le phénomène préoccupant de la désintégration familiale».

«Il faut reconnaître, a ainsi affirmé le pape, qu’en raison de conditions sociales, économiques et culturelles, la mission de la famille au service de la vie est rendue difficile. Pour qu’elle puisse réaliser sa vocation de «sanctuaire de la vie», a-t-il ajouté, il est urgent et nécessaire que la famille soit appuyée et aidée».

Le pape a alors insisté sur l’éducation «droit fondamental pour toute personne», sur les institutions et les communautés «qui doivent faire bénéficier toute l’Eglise de leurs grâces et de leurs charismes» et enfin sur les laïcs «qui ne peuvent se substituer aux ministres ordonnés» mais «qui méritent une reconnaissance spéciale». (apic/imed/bb)

4 décembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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