Rome : Jean Paul II soutient les familles qui vivent avec des enfants handicapés

«Accueillir, aimer et valoriser» les enfants handicapés.

Rome, 5 décembre 1999 (APIC) Les familles et la société doivent apprendre à «accueillir, aimer et valoriser» les enfants handicapés. C’est ce qu’a affirmé Jean Paul II en recevant samedi au Vatican les participants à un Congrès consacré au rôle de la famille dans l’intégration des enfants et adolescents handicapés

Ce Congrès est organisé par le Conseil Pontifical pour la famille, en collaboration avec le «Centro Educacion Familiar Especial» de Madrid et avec le «Programma Leopoldo» du Venezuela.

Pour le pape, l’arrivée d’un enfant souffrant ou handicapé est un événement «déconcertant pour la famille qui en reste intimement secouée. Celle-ci doit être soutenue par des parents, des amis et des personnes compétentes et les parents doivent être encouragés à ne pas se fermer sur eux-mêmes», estime Jean-Paul II, qui encourage notamment les prêtres à les entourer pour qu’ils comprennent et acceptent que la vie est toujours don de Dieu, même quand elle est marquée par la souffrance et l’infirmité.

C’est la famille, selon Jean Paul II, qui est la mieux à même de protéger les enfants handicapés – ceux-ci étant exposés à être rejetés par d’autres – , et de développer un grand respect pour leurs droits et une profonde estime pour leur dignité personnelle, qui est égale à celle des enfants en bonne santé.

La famille est «indispensable» pour que l’enfant puisse recevoir des manifestations spéciales d’attention et d’amour, affirme encore le pape. «Si l’enfant en difficulté se trouve inséré dans un foyer accueillant et ouvert, il ne se sent pas seul mais au coeur de la communauté, et il peut apprendre ainsi que la vie est toujours digne d’être vécue».

Jean-Paul II souligne enfin la nécessité d’un «soutien adéquat de la part de la communauté, et l’utilité parfois de systèmes d’intervention rapide et de petites structures résidentielles bien équipées pour les handicapés. Le pape signale ainsi le rôle précieux des associations spécialisées et autres formes d’aides extra-familiales, grâce auxquelles les enfants peuvent «dialoguer et instaurer des rapports éducatifs et d’amitié». (apic/imed/ba)

5 décembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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