Rome: Journée mondiale du malade: Jean-Paul II déplore le flou éthique du monde médical

Dignité inviolable de ceux qui «semblent improductifs»

Rome, 11 février 2001 (APIC) Ceux qui sont faibles ou qui semblent improductifs aux yeux de la société de consommation ont une dignité inviolable, qui doit toujours être respectée. Telle est le message premier de Jean Paul II lors de la Journée mondiale des malades. Le pape a dit son souci face au flou éthique et à la confusion qui règne actuellement dans le monde de la santé.

Jean-Paul II a salué des malades dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, dans l’après-midi du 11 février, à l’occasion de la «Journée mondiale du malade», à l’issue d’une cérémonie présidée à leur intention par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome, en l’honneur de la fête de Notre-Dame de Lourdes.

Une autre célébration de la Journée du malade a eu lieu aux antipodes, dans la cathédrale de Sydney en Australie, présidée par le cardinal archevêque Edward Bede Clancy. Le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, Mgr Javier Lozano Barragan, s’est rendu à Sydney pour représenter le pape lors de cette cérémonie.

Dans la lettre écrite pour l’occasion à Mgr Lozano Barragan, Jean-Paul II se soucie de l’éthique médicale, et déplore la «confusion fatale» qui règne aujourd’hui dans le monde de la santé à cause des pressions économiques et d’une complexité juridique sans précédent. «La recherche médicale et la pratique de la médecine doivent toujours être liées aux règles éthiques», insiste Jean-Paul II. Le pape veut expliquer la position de l’Eglise sans imposer aux non-croyants une perspective de foi, mais en «interprétant et en défendant les valeurs fondées sur la nature même de l’être humain». (apic/imed/mjp)

11 février 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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