Non à l’acharnement thérapeutique et non à l’euthanasie

Rome : L’Académie pontificale pour la vie défend la dignité des mourants

Rome, 8 mars 1999 (APIC) Les membres de l’Académie pontificale pour la vie ne veulent ni d’acharnement thérapeutique ni d’euthanasie pour les mourants. Ce double non est l’une des conclusions de la 5ème Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qui a terminé ses travaux à Rome fin février. Elle a publié lundi les principales décisions de l’Assemblée, centrées sur la «dignité du mourant».

«Quand le médecin est conscient qu’il n’est plus possible d’empêcher la mort du patient, et que l’unique résultat du traitement thérapeutique intensif serait d’accumuler des souffrances, indique la déclaration de l’Académie, il doit accepter l’inéluctabilité de la mort».

S’il faut bannir toute sorte «d’acharnement thérapeutique», il faut cependant poursuivre l’application de thérapies proportionnées et de soins palliatifs, ajoute encore la déclaration. Tout en évitant cependant un «abandon thérapeutique» qui serait motivé uniquement par des considérations d’ordre économique».

L’Académie pontificale demande par ailleurs aux législateurs et aux responsables des gouvernements et des institutions internationales «d’exclure la légalisation ou la dépénalisation de l’euthanasie ou de l’assistance au suicide». «Une telle approbation légale provoquerait une perte de confiance des patients envers leurs médecins». Et donnerait lieu à des abus et des injustices».

La préparation du personnel soignant

Par ailleurs, l’Académie pontificale pour la vie considère que la préparation et la formation du personnel soignant doit être améliorée, – en particulier celle des jeunes -, pour que ce personnel puisse apporter aux malades «un accompagnement humain, psychologique et spirituel, tout aussi essentiel que les interventions thérapeutiques». Les mourants ne doivent jamais être privés de la présence de leurs proches.

L’Académie demande enfin que l’on ne réduise pas la mort à «un événement purement clinique». Il ne faut pas non plus la priver de sa «dimension personnelle et sociale». Il est donc souhaitable que les célébrations des défunts «conservent leur caractère public et religieux». Ce qui peut en outre avoir un effet pédagogique positif sur ceux qui y assistent. (apic/imed/ba)

8 mars 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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