Le Vatican favorable
Rome: L’Académie pontificale pour la vie se penche sur le don d’organes
Rome, 3 novembre 2008 (Apic) Un congrès international organisé à Rome par l’Académie pontificale pour la vie se penchera sur le don d’organes du 6 au 8 novembre 2008. Les participants à ce congrès intitulé «Un cadeau pour la vie, considérations sur le don d’organes» seront reçus en audience par Benoît XVI le 7 novembre prochain.
Des scientifiques, chercheurs, spécialistes d’éthique et des représentants des organisations de transplantation venus du monde entier se réuniront ainsi pendant 3 jours à Rome, à deux pas du Vatican. Les participants évoqueront l’état actuel des transplantations dans le monde, mais aussi le trafic d’organes, les aspects éthiques et anthropologiques de la donation et, enfin, le rôle des médias dans la promotion du don d’organes.
Le congrès «A gift for life» (»un cadeau pour la vie») est organisé en collaboration avec la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC) et le Centre national des transplantations en Italie.
Si Benoît XVI n’a jamais évoqué la question, Jean Paul II avait quant à lui, en août 2000, qualifié la transplantation d’organes de «grande conquête de la science au service de l’homme». Devant des milliers de scientifiques spécialisés dans la transplantation d’organes, il avait alors encouragé d’une part la promotion d’une «culture authentique du don et de la solidarité» favorable aux dons d’organes, et d’autre part la recherche scientifique et technologique dans ce domaine.
En février 2005, dans un message envoyé à un groupe de travail sur les ’signes de la mort’ réuni au Vatican, Jean Paul II avait une nouvelle fois encouragé les médecins dans leur recherche technique et scientifique pour la transplantation d’organes, afin de défendre au mieux la vie.
Soulignant que l’Eglise encourage la libre donation d’organes, le pape avait souligné que les transplantations cherchent en effet «à sauver des vies d’une mort imminente» et à permettre aux malades de vivre plus longtemps. «En même temps, avait rappelé Jean Paul II, un dialogue constant avec les experts est requis dans les disciplines anthropologique et éthique, afin de garantir le respect de la vie et de la personne humaine, et de fournir aux législateurs les données nécessaires pour établir des normes rigoureuses dans ce domaine».
Pour l’Eglise, la transplantation d’organes n’est envisageable qu’en cas de mort cérébrale du patient, manifestée notamment par l’absence de réflexes et un encéphalogramme plat. Inconscient, le patient est alors voué de façon certaine à la mort, même si son coeur peut encore battre. Dans tous les autres cas, comme dans celui de l’état végétatif, où le malade, inconscient, finit inéluctablement par mourir, l’Eglise catholique refuse toute transplantation d’organe, le malade étant considéré comme vivant. Au contraire, l’Eglise défend la vie par l’apport des soins médicaux proportionnels à l’avancée de la maladie (l’acharnement thérapeutique étant condamné) et par la nutrition et l’hydratation permanente du patient. (apic/imedia/ami/js)



