Un souhait du défunt pape Jean Paul II
Rome: L’Année eucharistique doit stimuler les chrétiens à lutter contre la pauvreté
Rome, 15 avril 2005 (Apic) Dans son message annuel pour la Journée missionnaire mondiale signé le 22 février et publié le 15 avril 2005, Jean Paul II invitait les communautés chrétiennes «à lutter par des actions fraternelles contre les nombreuses pauvretés de notre monde». Il les incitait aussi à soutenir les missions par une «coopération spirituelle et matérielle».
En la fête de la chaire de saint Pierre, le 22 février dernier, le pape avait signé le message pour la Journée missionnaire mondiale de 2005, fêtée le dimanche 23 octobre prochain. Selon un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, Jean Paul II souhaitait qu’il soit rendu public le 15 avril, pour permettre aux épiscopats une bonne préparation à la célébration d’octobre.
En outre, la messe des «Novemdiales» célébrée vendredi soir dans la basilique Saint-Pierre en mémoire de Jean Paul II sera célébrée à l’intention des Instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique.
«Je souhaite de tout coeur que l’Année eucharistique stimule toutes les communautés chrétiennes à lutter par des actions fraternelles contre telle ou telle forme des nombreuses pauvretés de notre monde», a écrit Jean Paul II dans son message sur le thème «Mission: pain rompu pour la vie du monde». Car «l’Eucharistie incite à une action généreuse et à un engagement actif dans l’édification d’une société plus juste et fraternelle».
Les chrétiens au secours des plus nécessiteux
«Dans la récente Lettre apostolique Mane nobiscum Domine, j’ai invité à contempler Jésus ’pain rompu’ pour l’humanité entière. Suivant son exemple, nous devons nous aussi donner la vie pour nos frères, spécialement les plus nécessiteux», a poursuivi le pape. Car «à notre époque, la société humaine semble enveloppée de ténèbres épaisses, tandis qu’elle est secouée par des événements dramatiques et bouleversée par des désastres naturels et catastrophiques».
«L’Eucharistie est un projet de solidarité pour l’humanité tout entière», a alors expliqué le souverain pontife. «Le Rédempteur lui-même (.) qui eut pitié à la vue des foules», continue «au long des siècles» par sa présence dans l’Eucharistie, «à manifester de la compassion envers l’humanité souffrante».
C’est en son nom que les agents de la pastorale et les missionnaires parcourent des sentiers inexplorés pour apporter à tous le ’pain’ du salut, a poursuivi le pape. «Ils sont animés par la certitude que, unis au Christ, il est possible de satisfaire les attentes les plus profondes du coeur humain». Car «seul Jésus peut éteindre la soif d’amour et la soif de justice des hommes ; lui seul permet à chaque homme de participer à la vie éternelle».
Et pour Jean Paul II, «si on se nourrit du corps et du sang du Christ crucifié et ressuscité, on ne peut pas garder ce ’don’ pour soi uniquement. (.) Il faut, au contraire, le partager».
«Que de martyrs missionnaires en ce temps nous vivons !», a aussi constaté le souverain pontife, ajoutant que leur exemple entraîne de nombreux jeunes sur le sentier de la fidélité héroïque au Christ. L’Eglise a en effet besoin d’hommes et de femmes prêts à se consacrer totalement à la grande cause de l’Evangile, a-t-il ajouté.
Le pape rappelle encore que la Journée missionnaire mondiale constitue une circonstance propice pour prendre conscience de la nécessité pressante de participer à la mission évangélisatrice.
Jean Paul II a aussi invité tous les fidèles à soutenir par une généreuse coopération spirituelle et matérielle, les communautés locales et les nombreuses organisations ecclésiales engagées dans cette mission et, plus particulièrement, les OEuvres pontificales missionnaires (OPM) et les instituts missionnaires. Mettant en lumière le précieux service que rendent les OPM, il a précisé que leur mission requérait, outre «la prière et le sacrifice, un soutien matériel concret».
Soutien aux OEuvres pontificales missionnaires
Les OEuvres pontificales missionnaires ont été créées afin de soutenir l’oeuvre des missionnaires sur les territoires non christianisés. Ce sont à la fois une institution de l’Eglise universelle et de chaque Eglise particulière. Leur premier objectif est d’aider la coopération missionnaire. Au niveau international, la direction et la coordination des OPM est assurée par un Comité suprême présidé par le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Crescenzio Sepe, ainsi que par un Conseil supérieur mené par le président des OEuvres pontificales, aussi secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, Monseigneur Henryk Hoser nommé le 22 janvier dernier. AR/JB
Encadré
Quatre Oeuvres pontificales missionnaires
Les quatre Oeuvres pontificales missionnaires sont l’OEuvre pontificale missionnaire pour la propagation de la foi – fondée en 1822 à Lyon, en France, par un groupe de laïcs guidés par Pauline Jaricot -, l’OEuvre pontificale de l’Enfance missionnaire – fondée en France en 1843 par Mgr de Forbin-Janson et dont le but est d’»éveiller la conscience missionnaire des enfants» -, l’OEuvre pontificale missionnaire de Saint Pierre Apôtre – fondée aussi en France en 1889 par Jeanne Bigard dans le but de sensibiliser les baptisés à l’importance du clergé local dans les missions – et enfin l’Union pontificale missionnaire, fondée en Italie par le Père Paolo Manna pour former et sensibiliser les prêtres à la mission. (apic/imedia/ar/be)



