Mgr de Raemy a assisté à l’assermentation des nouveaux Garde

Rome: L’aumônier de la Garde suisse évoque le drame survenu il y a 10 ans.

Rome, 7 mai 2008 (Apic) L’aumônier de la Garde suisse pontificale, Mgr Alain de Raemy, a évoqué lors de la prestation de serment des nouvelles recrues, le 6 mai, «le drame» survenu 10 ans plus tôt au sein de ce corps militaire.

Le 4 mai 1998, le caporal Cédric Tornay avait assassiné le commandant de la garde, Aloïs Esterman, ainsi que sa femme, avant de se suicider.

«Le 4 mai 1998, la Garde suisse fut secouée par un drame», a ainsi rappelé l’aumônier de cet unique corps militaire du Vatican, invitant ensuite les 33 jeunes recrues à honorer «la mémoire» des gardes qui les avaient précédés et, «particulièrement (.) les victimes du 4 mai d’il y a 10 ans».

Dans la soirée du 4 mai 1998, le vice-caporal Cédric Tornay avait assassiné le nouveau commandant de la Garde suisse pontificale, Aloïs Estermann, ainsi que l’épouse de celui-ci, Gladys. Selon la version officielle du Vatican, le jeune garde de 23 ans avait ensuite retourné l’arme contre lui dans «un accès de folie».

Lors d’une messe célébrée dans la soirée du 3 mai 2008 dans la chapelle de la Garde suisse, Mgr de Raemy avait espéré que les trois personnes décédées 10 ans plus tôt avaient trouvé «le Salut et la purification dans la lumière du Christ». Il n’a cependant pas abordé les motifs de l’assassinat du commandant, alors que la version officielle fournie par le Vatican est toujours contestée par la mère du jeune garde.

Le 6 mai 2008, la prestation de serment de 33 nouvelles recrues de la Garde suisse a eu lieu dans la cour Saint-Damase du Palais apostolique du Vatican. Lors de cette cérémonie en présence du substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Fernando Filoni, deux invités étaient à l’honneur : le prince Nikolaus et la princesse Margaretha de Lichtenstein. Le prince est, entre autres, ambassadeur du Lichtenstein auprès du Saint-Siège depuis 1996.

Lors de la cérémonie, l’actuel commandant, qui quittera ses fonctions fin juillet 2008, a évoqué le «sérieux» des nouvelles recrues et leur «joie» de servir le pape. Elmar Theodor Mäder a proposé aux nouveaux gardes une réflexion sur le «devoir». Ainsi, a-t-il affirmé, il existe «des moments où l’on ne veut pas automatiquement ce qui est exigé : rester pendant deux heures sous la pluie sur la place Saint-Pierre ; rentrer en caserne à minuit alors que, dehors, la fête bat son plein ; se tenir à la morale de l’Eglise». Le commandant a toutefois invité les gardes à se laisser «inspirer la volonté au devoir» par Jésus-Christ. (apic/imedia/ami/pr)

7 mai 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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