Rome: L’image de Dieu est recouverte de la «saleté» du péché, dit Benoît XVI
La figure de saint Germain en toile de fond
Rome, 29 avril 2009 (Apic) Benoît XVI a regretté que l’image de Dieu soit «recouverte» de la «saleté» du «péché», au cours de son audience générale hebdomadaire du 29 avril, Place Saint-Pierre.
Devant quelque 30’000 fidèles, le pape a évoqué la figure de saint Germain (vers 635-733), patriarche de Constantinople au début du 8e siècle, et «grand défenseur des images saintes» lors de la crise iconoclaste.
Au cours de sa catéchèse, Benoît XVI a ainsi présenté la figure de saint Germain de Constantinople, évoquant le «rôle significatif» dans la crise iconoclaste du 8e siècle de ce «grand défenseur des images saintes». Comme c’est souvent le cas, au terme de sa catéchèse en italien, le pape est sorti de son texte pour se demander ce que représente aujourd’hui ce saint «chronologiquement et culturellement assez éloigné de nous».
Selon le pape, saint Germain encourage à reconnaître «la visibilité de Dieu dans le monde et dans l’Eglise». «Dieu avait créé l’homme à son image, mais cette image est recouverte de tellement de saleté, de péché, que Dieu ne transparaît presque plus», a alors regretté Benoît XVI. «Ainsi, a-t-il poursuivi, le Fils de Dieu s’est fait homme, image parfaite de Dieu, et dans le Christ, véritable image de Dieu, nous pouvons contempler le visage de Dieu et apprendre à être de véritables images de Dieu».
Saint Germain est né à Constantinople vers 635, dans une famille noble. En l’an 715, il fut appelé à la charge de patriarche de Constantinople. Au temps de la crise iconoclaste, saint Germain défendit les icônes en expliquant que le Christ avait pris un visage humain et que les icônes exprimaient la foi dans le caractère historique de cette Incarnation. Il expliqua ainsi que le culte visait la personne même et ne s’arrêtait pas à l’image peinte, que ce culte ne devait pas se confondre avec le culte qui est dû seulement à Dieu. Il mourut en 733. (apic/imedia/ami/pr)



