Benoît XVI a reçu les 4 évêques iraniens
Rome: L’Iran doit avoir à coeur le bien commun et la paix entre les nations, dit le pape
Rome, 16 janvier 2009 (Apic) L’Iran doit avoir à coeur le bien commun et la paix entre les nations, a estimé Benoît XVI, en s’adressant vendredi aux évêques d’Iran en visite ad limina au Vatican.
Le pape demandé à la République islamiste, qualifiée de «pont entre le Moyen-Orient et l’Asie subcontinentale», d’avoir à coeur «le bien commun et la paix entre les nations». Le pape a également encouragé le «service» des quelques milliers de catholiques présents dans ce pays à 98 % musulman, ainsi que des initiatives avec les institutions publiques iraniennes.
Dans son discours aux évêques, en français, Benoît XVI a souhaité saisir l’occasion «pour exprimer à tout le peuple iranien (son) salut cordial». «Aujourd’hui comme jadis, l’Eglise catholique ne cesse d’encourager tous ceux qui ont à coeur le bien commun et la paix entre les nations», a alors expliqué le pape avant d’espérer que, «pour sa part, l’Iran, pont entre le Moyen-Orient et l’Asie subcontinentale, ne manquera pas, lui aussi, de réaliser cette vocation».
«En ce qui concerne l’Iran, avait affirmé Benoît XVI devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège le 8 janvier dernier, on ne doit pas se lasser de rechercher une solution négociée à la controverse sur le programme nucléaire, à travers un mécanisme qui permette de satisfaire les exigences légitimes du pays et de la communauté internationale». Le pape avait alors souligné qu’un tel résultat «favoriserait grandement la détente régionale et mondiale».
Devant les 4 évêques de la République islamique d’Iran, – de rite chaldéen, arménien et latin -, Benoît XVI a en outre particulièrement salué le «service» que rendent les catholiques «dans une terre où la présence chrétienne est antique et où elle s’est développée et maintenue au cours des divers aléas de l’histoire iranienne». Le pape a alors souhaité remercier les catholiques «de leur constance et persévérance», tout en les encourageant «à demeurer fidèles à la foi de leurs pères et à rester attachés à leur terre pour collaborer au développement de la nation».
Benoît XVI a ensuite évoqué l’exil des chrétiens d’Iran, en y voyant un «désir légitime». Cependant, il a encouragé les évêques «à aider particulièrement les fidèles qui demeurent en Iran et à les encourager à rester en contact avec les membres de leurs familles qui ont choisi un autre destin».
Le pape a également invité à des «initiatives» avec les institutions publiques qui puissent permettre «une meilleure connaissance réciproque». Il a alors encouragé les catholiques à suivre «deux voies» : «celle du dialogue culturel, richesse plurimillénaire de l’Iran, et celle de la charité».
98 % des 70 millions d’Iraniens sont musulmans, (très majoritairement chiites), tandis que 0,2 % sont chrétiens. Ces derniers sont majoritairement orthodoxes, mais il existe une petite communauté catholique qui compte, selon les estimations, entre 10’000 et 20’000 fidèles, de rites chaldéen, arménien et latin.
Le Saint-Siège et la République islamique d’Iran entretiennent des relations diplomatiques depuis le 2 mai 1953. Le 11 mars 1999, le président iranien de l’époque, Mohammad Khatami, avait été reçu au Vatican. Son successeur, Mahmoud Ahmadinejad, n’a jamais été reçu en audience par le pape. (apic/imedia/ami/pr)



