Rome: L’observateur du Saint-Siège à l’ONU et le terrorisme

«La paix est un processus global qui concerne tout le monde ”

New York, 13 septembre 2001 (APIC) «La paix et la lutte contre le désespoir sont les armes contre le terrorisme.» C’est ce qu’a déclaré Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New York, à propos des attentats dirigés contre les Etats-Unis.

Pour Mgr Martino, il ne suffit pas de parler des effets du terrorisme, des destructions et de ceux qui les organisent, il faut aussi aborder les causes profondes. Sans un engagement de tous les pays ” pour la paix globale «, pour vaincre le désespoir de tant de peuples, il ne pourra y avoir d’issue à la violence, a-t-il confié à l’agence vaticane Fides. Désormais, il n’y a plus de ” pays inviolables «, ajoute le prélat.

Le matin du 11 septembre, Mgr Martin devait se rendre au siège de l’ONU pour l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Une cérémonie pour la paix était prévue. Comme chaque fois en ces occasions, le secrétaire général de l’ONU, devant tous les représentants, fait sonner une cloche japonaise sur la place devant le Palais de Verre. La cérémonie devait commencer à 10h.

A cause de l’attentat, le siège de l’ONU a été fermé à 9h30. «Tout ce qui est arrivé est un rappel que la paix est un devoir, souligne Mgr Martino. Chaque pays en mesure d’intervenir pour parvenir à la paix, doit intervenir, il ne peut se contenter de regarder. Un jour ou l’autre, chacun est impliqué. C’en est fini de l’inviolabilité des Etats-Unis. Le bouclier spatial, des millions de dollars dépensés contre le terrorisme, et puis, avec un simple couteau, les terroristes réussissent à produire un désastre de ce genre. Quand on veut frapper, il n’y pas de frontières qui tiennent. «

Pour Mgr Martino, les terroristes sont des désespérés, prêts à tout parce que leur peuple est dans une impasse. «Il faut aller à la racine du terrorisme pour chercher à la résoudre, souligne le représentant du Saint-Siège. C’est comme pour la lutte contre le sida : il ne faut pas étudier seulement les effets, mais aussi les causes.» (apic/cip/mk)

13 septembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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