Rome: L’OR salue «l’engagement contre le racisme» de la conférence de Genève
Satisfaction d’avoir choisi de ne pas boycotter cet événement
Rome, 23 avril 2009 (Apic) L’Osservatore Romano s’est félicité de «l’engagement contre le racisme» de la conférence organisée sur ce thème au siège des Nations Unies, à Genève, du 20 au 24 avril. Le quotidien du Vatican, dans son édition de mercredi, a en outre salué la position de la France qui, comme le Saint-Siège, avait choisi de ne pas boycotter cette conférence onusienne «contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée».
Les participants à la conférence dite de «Durban II» ont adopté, dans la soirée du 21 avril, avec trois jours d’avance sur le programme annoncé, la déclaration finale de cette réunion boycottée par de nombreux pays. En «Une» de son édition du 22 avril, L’Osservatore Romano a jugé qu’»avec la rapide approbation du document, les Nations Unies ont voulu tourner la page au lendemain de l’intervention du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui avait lancé, lundi (1er jour de la conférence, ndlr) une attaque contre Israël».
Le quotidien du Saint-Siège a ainsi salué «l’engagement contre le racisme» des participants à cette conférence boycottée par des pays comme les Etats-Unis ou Israël. Le 20 avril, alors que le président iranien avait assimilé Israël à un «gouvernement raciste», les pays européens avaient quitté la salle, au contraire du représentant du Saint-Siège, Mgr Silvano Tomasi.
En outre, le quotidien du Vatican a jugé positive la réaction du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui avait justifié le choix de la France de ne pas quitter la conférence suite aux propos du président iranien. «Nous ne quittons pas la conférence», avait ainsi précisé Bernard Kouchner, refusant de voir un «échec» dans ce sommet des Nations Unies, mais plutôt «le début d’un succès».
Quant au chef de la délégation du Saint-Siège, Mgr Silvano Tomasi, il avait immédiatement jugé, sur l’antenne de Radio Vatican, que le document n’était pas parfait, mais qu’il respectait les points essentiels des droits de l’homme. «Le message que la déclaration finale souhaite donner, avait expliqué le diplomate dans la soirée du 21 avril, est que les nouvelles formes de racisme, de xénophobie et d’intolérance ne sont pas acceptables, et que les propositions faites pour les combattre (…) sont le chemin sur lequel il faut avancer». (apic/imedia/lb/ami/be)



