Rome: «L’Osservatore Romano» condamne la distribution de la «pilule du lendemain»
Un hédonisme effréné associé à un égoïsme atroce
Rome, 12 janvier 2000 (APIC) L’extension de la distribution de la «pilule du lendemain» continue de susciter l’inquiétude du Vatican. «L’Osservatore Romano» condamne ainsi mercredi la distribution de la «pilule du lendemain» par les pharmaciens dans une ville de Grande-Bretagne à titre d’expérience, celle-ci pouvant ensuite être généralisée à l’ensemble du pays si elle s’avère positive.
Pour le Père Gino Concetti, théologien moral du quotidien du Vatican, il est particulièrement regrettable que cette pilule soit distribuée «avec le bénéfice de la loi et par l’intermédiaire d’un pharmacien». Cette pilule provoque la destruction d’un être humain pouvant avoir été conçu quelques heures auparavant, insiste-t-il, alors que la profession du pharmacien dans la société «a toujours été considérée comme en faveur de la vie et non en faveur de la mort».
Parlant de l’usage de cette pilule comme d’un «choix affreux», le théologien déplore encore qu’»à l’hédonisme le plus effréné s’associe l’égoïsme le plus atroce». «Pourquoi recourt-on immédiatement et brutalement à la pilule du lendemain ?» demande-t-il. «Pourquoi ne prend-on pas une voie alternative, comme celle de la prévention, qui consiste à éduquer les jeunes à se respecter, même dans le domaine de la sexualité ?» Pourquoi ne pas leur expliquer que les rapports sexuels peuvent avoir comme issue une grossesse non désirée que l’on est ensuite induit à supprimer ?»
Pour «l’Osservatore Romano», il faudrait au contraire «accroître chez les adolescentes le sens de la responsabilité», «aider les jeunes à apprécier les valeurs de l’amour chaste et pur», et les protéger d’un climat «érotique et `pansexuel’ exaspéré, alimenté par les puissants dans des buts de profit».
«L’usage de la pilule du lendemain est en train de conquérir les Etats», déplore le Père Concetti. Le 8 janvier, «l’Osservatore Romano» avait déjà condamné la distribution de la pilule Norlevo dans les écoles françaises, qu’il avait déjà définie comme «une hypocrisie cruelle» le 1er décembre 1999, au moment où le projet avait été annoncé. (apic/imed/mp)



