Une influence prépondérante sur la pensée chrétienne

Rome: La chapelle privée de Jean Paul II abritera les reliques de saint Augustin

Rome, 26 octobre 2004 (Apic) Les reliques de saint Augustin quitteront Pavie (nord de l’Italie) pour Rome, où elles seront vénérées du 7 au 15 novembre 2004, à l’occasion des 1650 ans de la naissance du théologien. A cette occasion, Jean Paul II les gardera temporairement dans sa chapelle privée.

Les reliques de saint Augustin (354-430) séjourneront probablement pendant une nuit dans la chapelle privée du pape à l’occasion de leur vénération du 7 au 15 novembre à Rome. C’est ce qu’a affirmé le père Bellini, prêtre augustinien, membre du comité en charge du transfert des reliques, à l’Apic à Rome, le 26 octobre 2004. La Secrétairerie d’Etat n’a pas encore précisé quel soir. Tout dépendra de la santé et de l’agenda de Jean Paul II», a encore expliqué le père Bellini.

«Ce n’est pas un secret mais ce n’est pas un événement public non plus», a précisé le père Florez, secrétaire de l’Institut patristique Augustinianum, au correspondant de l’Apic à Rome, ajoutant que la Secrétairerie d’Etat n’avait pas officiellement signalé l’événement. Les reliques n’iront pas dans la basilique saint Pierre, ce qui signifie qu’il s’agira d’un «acte privé», et non «public», a encore précisé le père Florez.

Festivités et conférences autour du philosophe et père de l’Eglise

Les dépouilles de l’évêque d’Hippone, conservées depuis des siècles dans une antique église de Pavie (Saint-Pierre en ciel-d’or), seront transférées à Rome dans une urne, par voie aérienne, à l’initiative des pères augustiniens, a affirmé Mgr Lanzani, de la Fabrique de Saint-Pierre, à l’Apic, le 24 octobre 2004. Leur venue dans la capitale italienne accompagne une semaine d’événements, organisés à l’occasion du 1650e anniversaire de saint Augustin. Du 7 au 15 novembre 2004, un programme riche en conférences, messes et autres tables rondes autour de la figure du théologien, philosophe et père de l’Eglise, est prévu dans la capitale italienne.

Les reliques de saint Augustin seront vénérées dans l’église portant son nom, au coeur de la Ville éternelle, d’où elles sortiront exceptionnellement le 11 novembre pour être transférées à l’institut Augustinianum, puis le 14 novembre à Ostie, où est morte sainte Monique, la mère du théologien, et enfin dans les appartements privés du pape.

Né à Thagaste (Souk-Ahras) en Algérie

Docteur et père de l’Eglise catholique, saint Augustin, né en 354 à Thagaste, (actuellement Souk-Ahras), en Algérie, d’une mère chrétienne et d’un père païen, s’est converti au christianisme après une jeunesse dissipée. Après avoir étudié à Carthage (370-374), le jeune Augustin y enseigne la rhétorique et l’éloquence, de 375 à 383. Il part ensuite pour Rome afin d’y trouver un emploi, mais sans succès. Il se rend alors à Milan, où il se convertit au catholicisme en 386 sous l’influence de saint Ambroise et reçoit le baptême des mains de l’évêque l’année suivante. Il rentre alors en Afrique du nord en 388 où il mène une vie monastique, avant d’être nommé prêtre, puis évêque d’Hippone en 395. Il y meurt en 430. Saint Augustin est l’auteur des Confessions, où il raconte son itinéraire spirituel. Dans La Cité de Dieu, il développe le panorama de l’histoire orientée par la foi chrétienne, et dans De la Trinité, il cherche à trouver dans la création des analogies de la Trinité divine pour en comprendre le mystère. Il a aussi écrit d’innombrables traités, lettres, sermons, essais et

commentaires de la Bible. Son influence reste prépondérante. (apic/imedia/ar/vb)

26 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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