Rome: La crise actuelle, conséquence du»vide familial» et de»choix permissifs»
Le pape parle de»crise de l’espérance» chez de nombreux jeunes
Rome, 4 mars 2009 (Apic) Face à ce qu’il voit comme une»crise de l’espérance» chez de nombreux jeunes, Benoît XVI a stigmatisé mercredi 4 mars le»vide familial», les»choix éducatifs permissifs et libertaires» ou encore les»expériences négatives et blessantes».
Dans son Message pour la prochaine Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), le pape demande aux jeunes catholiques de fuir les»mauvais maîtres» mais aussi les»fausses chimères» comme»l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès». La JMJ sera célébrée à travers le monde au niveau diocésain le 5 avril 2009, dimanche des Rameaux.
«La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces», soutient Benoît XVI dans son Message aux jeunes catholiques du monde entier. Le thème de la JMJ 2009 est axé autour d’une phrase biblique tirée de la Première Epître de saint Paul à Timothée: ’Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant’.
Le pape confie ainsi aux jeunes qu’il pense à tant de leurs contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes.»Pour certains – et malheureusement ils sont nombreux -, constate le pape, l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres».
«Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de ’mauvais maîtres’, le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas». Au fil de son Message, Benoît XVI reconnaît également que certains obstacles peuvent sembler insurmontables aux yeux des jeunes. Il en dresse alors la liste: difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle.
Pour garder la flamme de l’espérance, le pape invite alors les jeunes à»rencontrer le Seigneur», en particulier dans la prière.»La prière, confie-t-il, est un don de l’Esprit qui nous rend hommes et femmes d’espérance, et prier tient le monde ouvert à Dieu».
Les conseils du pape aux jeunes croyants
Benoît XVI, en outre, donne un certain nombre de conseils aux jeunes croyants.»Faites des choix qui manifestent votre foi: montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères», écrit ainsi Benoît XVI aux jeunes.
«Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, les exhorte-t-il encore, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité». Jean Paul II avait officiellement institué la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) en décembre 1985, après deux rencontres réussies avec les jeunes le dimanche des Rameaux de l’année 1984 et de l’année 1985.
Les années suivantes, il avait ainsi rencontré les jeunes Romains le dimanche des Rameaux mais aussi le jeudi précédant, afin de fêter avec eux la JMJ diocésaine, en tant qu’évêque de Rome. A fréquence régulière, tous les deux ou trois ans, la JMJ est célébrée au niveau international autour du pape, comme à Sydney, en Australie, en juillet 2008 ou à Madrid en 2011. Les autres années, elle est célébrée au niveau diocésain, le dimanche des Rameaux, soit une semaine avant Pâques. (apic/imedia/ami/be)



