Persécution des juifs par les nazis et intervention au Moyen-Orient
Rome: La diplomatie du Saint-Siège dans les heures difficiles de la paix
Rome, 11 avril 2002 (APIC) Sous le titre «La diplomatie du Saint-Siège dans les heures difficiles de la paix», «L’Osservatore Romano» fait le lien entre deux exemples particuliers des efforts de la diplomatie vaticane: l’engagement contre la persécution des juifs par les nazis et son intervention pour la paix au Moyen-Orient.
Dans son édition du 11 avril 2002, le quotidien du Vatican rappelle ce qu’a fait le Saint-Siège contre la persécution des juifs durant la seconde guerre mondiale, ainsi que son travail «face à la situation dramatique en Terre Sainte».
Mgr Cesare Orsenigo se rendit à deux reprises à Berchtesgaden en Bavière pour rencontrer Hitler dans sa résidence, le «nid d’aigle», rapporte le quotidien du Vatican. Le journal reprend le contenu de l’homélie prononcée le 7 avril par le nonce apostolique en Allemagne, Mgr Giovanni
Lajolo, à l’occasion du 9ème centenaire de la fondation de l’abbaye des chanoines réguliers de saint Augustin par le pape Pascal II (1099-1118). Mgr Orsenigo, rappelle le journal, fut nonce apostolique en Allemagne de 1930 à 1946, «dans les heures les plus sombres de la dictature nazie et de la Seconde Guerre mondiale».
Projet d’une conférence de paix internationale en 1939
Le 5 mai 1939, le nonce alors posté à Berlin, soumis au Führer le projet du Saint-Siège d’une Conférence internationale entre l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et la Pologne «pour éviter le danger de la guerre comme réponse aux controverses de l’époque». «Mais la proposition ne reçut qu’un intérêt superficiel de la part d’Hitler qui assura ne pas vouloir la guerre». Quelques mois plus tard, le 1er septembre de la même année, la Seconde Guerre mondiale éclata.
Le Saint-Siège plaide la «modération et l’humanité»
En novembre 1943, Mgr Orsenigo se rendit de nouveau auprès d’Adolf Hitler comme envoyé personnel de Pie XII dans l’objectif de demander «modération et humanité» dans le traitement des juifs. La demande fut «malheureusement repoussée», selon les propres termes du nonce qui précisa quelques semaines plus tard dans un entretien que «le Führer me tourna le dos à peine je lui parlai des juifs».
Dans son homélie, Mgr Giovanni Lajolo a rappelé, le 7 avril 2002, les deux épisodes en soulignant que «ces deux échecs dans l’histoire de la diplomatie vaticane témoignent toutefois de l’engagement du Saint-Siège pour la paix, qui est l’une des priorités de son activité».
Le nonce apostolique a alors fait le lien avec l’actualité de ces derniers jours au Moyen-Orient. «La diplomatie du Saint-Siège et le pape sont aussi engagés ces jours-ci face à la situation dramatique en Terre Sainte, pour chercher de nouveaux chemins de paix». (apic/imedia/be)



