Pus d’un demi-million de personnes ont déjà défilé
Rome: La file des pèlerins s’allonge pour rendre hommage à Jean Paul II
Rome, 5 avril 2005 (Apic) Depuis 20h le 4 avril 2005, après la translation de la dépouille mortelle de Jean Paul II dans la basilique Saint-Pierre, des centaines de milliers de fidèles défilent sans cesse devant le souverain pontife pour un dernier hommage.
C’est une immense file de pèlerins qui s’étend tout le long de la Via della Conciliazione menant à la place Saint-Pierre, et dans la rue parallèle. Dans la nuit, fraîche en cette saison, nombreux sont les jeunes qui ont dormi sur les trottoirs pour attendre le petit matin et reprendre leur marche vers la basilique vaticane. Beaucoup d’autres sont restés debout la nuit entière.
Des barrières canalisent le flot des fidèles, patients et recueillis. De temps à autre, des groupes de jeunes scandent en rythme le nom du pape «Giovanni Paolo», en battant des mains. Des drapeaux polonais dépassent de la foule par endroit et de nombreux portraits de Jean Paul II apparaissent dans cette interminable procession où les italiens sont largement majoritaires.
Des banderoles ou des pancartes écrites en hâte s’adressent directement à Jean Paul II : ’Tu nous as enseigné à vivre et à mourir, merci»; «Karol, intercède pour nous» ou encore, en allusion à la prochaine Journée mondiale de la jeunesse en août prochain en Allemagne, «Nous serons à Cologne et tu y seras avec nous».
Depuis 6 heures mardi matin, dès l’ouverture de la porte, lentement, très lentement, la longue file avance vers la basilique au rythme des prières diffusées par des hauts-parleurs. Des journalistes de Radio Vatican, en plusieurs langues, invitent à prier tandis que les chants de la Journée mondiale de la jeunesse de l’an 2000 à Rome sont diffusés. Une image de Jean Paul II, de son vivant, est projetée sur les écrans géants qui bordent la Via della Conciliazione et sur la place Saint-Pierre.
Une fois arrivé à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre, le silence s’installe définitivement. Quelques mètres encore et chacun passe un très bref instant devant le catafalque où repose Jean Paul II. Des gendarmes du Vatican font en sorte que nul ne s’arrête ou ne s’agenouille. Tous les fidèles aperçoivent alors un bref instant le corps du défunt pape, en chasuble rouge, et coiffé d’une mitre blanche.
Sous les yeux de quatre gardes suisses
Le flot continue. En marchant, en essuyant ses larmes, on jette encore un regard en arrière afin de prolonger un peu ce moment unique. Nombreux sont ceux qui sortent un petit appareil photo de leur poche ou un téléphone portable de dernière génération afin de conserver cette dernière image du pontife défunt. Depuis lundi, près d’un demi-million de personnes seraient passées devant la dépouille mortelle de Jean Paul II.
Autour du corps, sur des bancs et des prie-Dieu, quelques évêques, prêtres ou religieux sont en prière. La dépouille mortelle du pape est gardée en permanence par quatre hommes de la Garde suisse pontificale en «tenue de gala» et qui se relaient toutes les heures. En milieu de matinée, une messe a été célébrée au fond de la basilique vaticane, à l’autel de la Chaire de Saint-Pierre.
Dans la matinée du 5 avril 2005, les cardinaux se sont retrouvés pour une troisième «Congrégation», au cours de laquelle ils ont à nouveau évoqué l’organisation des obsèques du pape. Le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, a affirmé le 5 avril 2005 devant les journalistes que les cardinaux n’avaient pas encore décidé de la date d’ouverture du Conclave, en vue de l’élection d’un nouveau pontife. (apic/imedia/ami/pr)



