Pour demander « un miracle » et un changement de gouvernement

Rome : La mère d’Ingrid Betancourt rencontrera Benoît XVI au terme de l’audience

Rome, 6 février 2008 (Apic) Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, rencontrera brièvement Benoît XVI au terme de l’audience générale du 6 février 2008, a confirmé mercredi le Vatican à I.Media. La mère de l’ancienne candidate aux élections présidentielles en Colombie prise en otage par les Forces armées révolutionnaires du pays (Farc) le 23 février 2002 effectue un séjour à Rome du 2 au 15 février 2008.

«Au Vatican je demanderai un miracle, je demanderai le changement de gouvernement en Colombie», a affirmé Yolanda Pulecio à la veille de sa brève rencontre avec le pape. Une source autorisée au Vatican a ainsi confirmé que la mère de l’otage franco-colombienne serait en «prima fila» lors de l’audience générale, c’est à dire au premier rang auprès duquel se rend le pape au terme de sa catéchèse dans la salle Paul VI.

Le 2 février, à son arrivée à Rome, Yolanda Pulecio avait été reçue par le maire de la ville, Walter Veltroni. Au cours d’une conférence de presse conjointe avec le maire de Rome, elle avait expliqué avoir reçu plus de soutien de la part des pays européens et latino-américains que du gouvernement d’Alvaro Uribe.

La famille Betancourt, et notamment Yolanda Pulecio, a lancé de nombreuses campagnes internationales, notamment en France, pour obtenir la libération d’Ingrid Betancourt. Ces campagnes ont parfois déplu aux autorités et à l’armée, qui ont été à plusieurs reprises accusées de faire barrage à tout accord humanitaire. En janvier dernier, le commandant en chef des forces militaires colombiennes est allé jusqu’à affirmer que Yolande Betancourt était «un obstacle» à la libération de sa fille.

A plusieurs reprises, Benoît XVI a lancé des appels en faveur de la libération des otages des Farc en Colombie. Ainsi, le 3 février, lors de la prière de l’Angélus, le pape a évoqué la Colombie où, «depuis longtemps, de nombreux hommes et femmes (.) souffrent d’extorsion, d’enlèvement et de la perte violente de leurs proches». Il a alors souhaité que l’on en finisse «définitivement avec cette souffrance inhumaine».

Récemment encore, le gouvernement d’Uribe avait annoncé vouloir encercler les Farce dans la jungle colombienne. Une décision qui a provoqué une tempête de protestations dans le monde. Lundi, une manifestation monstre a été organisée dans les rues de Bogota, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe. Des manifestations auxquelles n’a pas voulu s’associer la famille d’Ingrid Betancourt. Cette dernière estimant qu’il y avait là manipulation du pouvoir colombien. (apic/imedia/ami/arch/pr)

6 février 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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