Rome: La recherche sur les embryons hybrides est «monstrueuse»
Le Saint-Siège conteste la décision britannique
Rome, 20 mai 2008 (Apic) Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a qualifié de «monstruosité» la décision prise par les parlementaires britanniques, le 19 mai 2008, d’autoriser les recherches sur des embryons hybrides issus de l’intégration d’Adn humain dans des ovules d’animaux. Aucune législation au monde ne va aussi loin sur ce point. Le président de l’Académie pontificale pour la vie s’est exprimé le 20 mai sur les ondes de Radio Vatican.
«L’union homme-animal, même si elle n’est pas sexuelle, représente une des horreurs qui, depuis toujours, ont suscité le refus de la moralité», a déclaré Mgr Sgreccia. Celui-ci a aussi souligné que ces embryons hybrides pourraient voir se développer «des monstruosités et des maladies».
«D’un point de vue scientifique, le fait que ces cellules puissent aider la médecine à soigner des maladies comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer est une hypothèse qui n’a encore aucun fondement», a-t-il ajouté.
Pour sa part, le cardinal Keith O’Brien, archevêque d’Edimbourg, a qualifié la décision du Parlement britannique «d’attaque monstrueuse contre les droits de l’homme, la dignité de la personne et la vie».
Il y a quelques mois, l’Autorité britannique pour la fertilité humaine et l’embryologie avait déjà autorisé deux équipes scientifiques à créer ces embryons. Après le rejet massif par le Parlement britannique d’un amendement visant à interdire totalement ces chimères, la recherche sur les embryons hybrides est donc désormais autorisée par principe en Grande-Bretagne.
L’objectif avancé par les chercheurs et les parlementaires est de développer les recherches sur certaines maladies dont Alzheimer, Parkinson ou la mucoviscidose, dont souffre le fils cadet du premier ministre britannique, Gordon Brown. Ce dernier soutenait personnellement ce texte sensible, ainsi que le chef de file de l’opposition, David Cameron, dont le fils souffre d’épilepsie. Au premier rang de leurs opposants se trouvaient les députés catholiques, qui ont dénoncé «des expériences à la Frankenstein». (apic/imedia/hy/js)



