Rome: La Saint-Siège a ratifié le traité d’interdiction total des essais nucléaires
Rome, 19 juillet 2001 (APIC) Le Saint-Siège a ratifié le 18 juillet le traité d’interdiction total des essais nucléaires. L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, Mgr Renato Raffaele Martino, a déposé l’Instrument de ratification, faisant acte de cette décision. Le Saint-Siège entend ainsi rappeler sa «ferme conviction que les armes nucléaires sont incompatibles avec la paix cherchée pour le XXIème siècle».
«Par la ratification de ce traité, le Saint-Siège cherche à avancer sur la voie de la promotion d’une culture de paix basée sur la primauté de la loi et le respect de la vie humaine», peut-on lire dans une déclaration liée à la ratification du traité. Le Saint-Siège, qui avait signé le traité le 24 septembre 1996 alors qu’il avait été adopté par les Nations Unies le 10 septembre de la même année, a tenu à rappeler sa position: «Le Saint-Siège est convaincu que dans le domaine des armes nucléaires, l’interdiction des essais et du développement de ces armes, le désarmement et la non-prolifération doivent être mis en place le plus vite possible et sous un contrôle international effectif».
«En apportant son soutien moral au traité d’interdiction des essais nucléaires – en anglais, «Comprehensive nuclear test ban treaty», (CTBT) – au travers de cet acte solennel de ratification, le Saint-Siège encourage la communauté internationale, qui est confrontée à des défis variés sur la voie du désarmement nucléaire, à intensifier ses efforts pour assurer la mise en oeuvre du traité», a estimé le Saint-Siège.
Avec le Saint-Siège, le nombre de pays ayant déposé leur Instrument de ratification à ce traité est porté à 78, dont la France, la Suisse et la Belgique, mais aussi la Fédération de Russie et le Japon. Par contre, les Etat-Unis et la Chine ont signé le traité – 161 chefs d’Etats ou de gouvernement ont apposé leur signature – mais ne l’ont pas ratifié, ce qui signifie dans la plupart des cas, qu’un consensus n’a pas été trouvé au sein du gouvernement des pays concernés. (apic/imed/pr)



