Les critères d’accueil restent inchangés

Rome: le cardinal Cassidy et les convertis de l’anglicanisme (090394)

Rome, 9mars(APIC) La vague de conversions de fidèles anglicans dans

l’Eglise catholique aura «un côté positif», estime le cardinal Cassidy,

président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, dans une interview à l’agence italienne SIR.

Le samedi 12 mars, à Bristol, les premières femmes prêtres seront ordonnées dans l’Eglise d’Angleterre. A cette occasion, nombre de prêtres anglicans ont fait part de leur volonté de passer au catholicisme. «Les critères

d’accueil restent les mêmes : il faut que les anglicans qui désirent entrer

dans l’Eglise catholique acceptent entièrement la foi catholique», précise

d’abord le cardinal.

Mgr Cassidy rappelle que la compétence ultime pour l’accueil échoit aux

évêques d’Angleterre et que la réordination prévue pour tous les prêtres

convertis est conforme à la pratique traditionnelle de l’Eglise catholique.

«Elle n’implique pas pour autant que l’on nie la validité du ministère

qu’ils ont exercé auparavant dans l’Eglise anglicane, ministère qui est reconnu par Vatican II», souligne le chef du dicastère de l’unité.

Le cardinal souligne aussi qu’il n’y a pas de conversion collective, même dans le cas d’un groupe, et que «l’acte de foi individuel est nécessaire». Les convertis pourront constituer, «mais seulement pendant un certain

temps, un groupe particulier, même après leur entrée dans l’Eglise catholique», avec leurs prêtres devenus catholiques et leurs manières de prier.

Pour Mgr Cassidy, la vague de conversions aura «un côté positif» dans la

mesure où elle contribuera à «un enracinement toujours plus profond en Angleterre et dans la culture du pays d’une Eglise catholique dont les membres ont longtemps été majoritairement d’origine irlandaise». Il ne faut

pas craindre que les convertis soient mus par l’hostilité à la présence de

la femme dans l’Eglise, dit enfin le cardinal Cassidy. «Nombre d’entre eux

étaient déjà mécontents de la façon de prendre des décisions dans leur

Eglise. Ils voulaient conserver la tradition ecclésiastique contre une relativisation excessive de l’Evangile», explique-t-il. (apic/sv/mp)

9 mars 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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