Rome: Le cardinal Ratzinger reconnaît la fragilité du pape et les faiblesses de la curie
Affaibli physiquement, «le pape est très fort spirituellement»
Rome, 23 décembre 2003 (Apic) Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a reconnu sur les ondes de Radio Vatican la fragilité physique du pape et les faiblesses de la curie romaine, qu’il a qualifiée de «grande administration» composée d’hommes.
«Le pape souffre physiquement comme l’on peut le voir, mais en même temps il est très fort spirituellement», a déclaré le cardinal Joseph Ratzinger à Radio Vatican après les voeux de Noël de la curie du 22 décembre 2003. Il a par ailleurs reconnu les faiblesses de cette dernière, qu’il a qualifiée de «grande administration» faite d’»hommes».
Parlant de Jean Paul II, il a relevé que «c’est justement cette croix qui lui est imposée qui rend encore plus forts sa foi, sa connexion intime avec le Christ et son dialogue avec le Christ. Et de cette communion dans la croix du Christ lui vient cette force d’annoncer, sans la moindre peur, au monde d’aujourd’hui, cette foi.» Pour le prélat allemand, interrogé sur la souffrance physique de Jean Paul II, le pape est un témoin de la force du Christ dans notre monde.
Malgré ses faiblesses, la curie veut servir l’Eglise de toutes ses forces
«Nous devons dire que la curie, humainement parlant, est une grande administration, et les grandes administrations ont toujours des faiblesses. Nous ne voulons donc pas en faire une apologie totale», a reconnu le cardinal allemand, interrogé sur l’institution romaine dont il s’était fait le porte-parole en matinée.»Nous sommes tous des hommes, ce qui signifie avec aussi des faiblesses humaines», a-t-il justifié.
Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a toutefois reconnu que somme toute «la curie a l’intention de servir de toutes ses forces le Saint Père, l’Eglise même, et le Seigneur. Il y a vraiment beaucoup de personnes qui travaillent avec humilité et dévotion, et pas seulement dans l’administration», a continué le cardinal Joseph Ratzinger, à propos des membres de la curie. Pour lui, ces personnes travaillent également pour le bien des âmes dans les paroisses, en confessant et en prêchant et ce, «avec beaucoup de zèle». «Malgré les limites humaines qu’il y aura toujours, je pense que la curie est vraiment un instrument fidèle entre les mains du pape au service de l’Eglise et du Christ», a-t-il conclu. (apic/imedia/ar/be)



