Rome: Le cardinal Renato Martino justifie «la diplomatie secrète»
Nécessaire «en certains cas», et à l’abri d’indiscrétions de médias
Rome, 26 mai 2004 (Apic) Le cardinal Renato Martino encourage dans certains cas la «diplomatie secrète». Pour le président du Conseil pontifical Justice et Paix, la diplomatie secrète est utile et nécessaire dans certaines situations,
Au cours d’une intervention du livre «L’Eglise et l’ordre international», à l’Université grégorienne, le 25 mai 2004, il a confié: «En 41 ans au service de la diplomatie du Saint-Siège, si les médias avaient été informés des premières phases d’opérations délicates, qui ont ensuite réussi grâce à la discrétion observée, les résultats en auraient été irrémédiablement compromis». Le cardinal italien apportait là une en réponse à l’intervention de l’une des participantes à la réunion qui avait insisté sur la notion de diplomatie secrète, au sujet de la question irakienne actuelle.
Le Saint-Siège, par le biais du nonce à Bagdad, Mgr Fernando Filoni, et l’Eglise chaldéenne sont depuis plusieurs mois discrètement engagés en Irak. Le Vatican aurait ainsi joué un rôle actif pour la restitution, le 24 mai 2004, du corps de Fabrizio Quattrocchi, l’un des otages italiens, abattu le 14 avril 2004 et poursuivrait sa mission d’intermédiaire en vue de la libération des trois autres captifs toujours en vie. (apic/imedia/pr)



