mais pas au détriment des pauvres
Rome: le cardinal Sodano: des sanctions oui, (070494)
Rome, 7avril(APIC) Le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat, a déclaré jeudi à Radio Vatican être partisan de sanctions économiques contre les
Etats, à condition qu’on puisse y apporter des correctifs par la suite: «Il
faut créer un mécanisme qui permette un contrôle indépendant et efficace
des conséquences des sanctions sur les personnes qui les subissent. Il faut
pouvoir aussi décider du moment où il y a des correctifs à apporter».
A propos de la situation en ex-Yougoslavie, Mgr Sodano a fait état, entre autres, de la requête adressée au pape il y a quelque temps déjà par le
synode serbe, «attirant l’attention de la communauté internationale sur les
graves conséquences des sanctions décidées par l’ONU». Et de rappeler que
des démarches ont été effectuées auprès de Boutros Ghali en décembre 1993,
puis, en janvier dernier, devant la Conférence de Vienne sur la Sécurité et
la Coopération en Europe, concernant «les conséquences des sanctions, qui
touchent tant de secteurs de la population en Serbie et dans le Monténégro.
Actuellement, le Saint-Siège est engagé dans des pourparlers avec les
membres du Conseil de Sécurité pour examiner comment réaliser un contrôle
de l’application des sanctions internationales. Pour en éliminer les conséquences négatives sur le plan humanitaire, car «les pauvres souffrent toujours les premiers» et «les sanctions ne doivent pas être un moyen de guerre ou de châtiment d’un peuple». Elles doivent rester «un moyen de pression
temporaire sur les gouvernements», en étant «toujours accompagnées d’un
dialogue entre les parties». «Cela vaut pour la Serbie, mais aussi pour
d’autres pays comme l’Irak et Haïti». (apic/sv/ba)



