Trois perspectives s’ouvrent devant l’Eglise du nouveau millénaire

Rome: Le cardinal Sodano présente les défis de l’après Jubilé.

Vatican, 9 novembre 2000 (APIC) Nouvelle évangélisation, renouveau moral, respect de la vie, tels sont les défis que devra relever l’Eglise après le Grand Jubilé. C’est ce qu’a affirmé le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, en ouvrant le 8 novembre l’année académique à l’Université pontificale du Latran.

Pour le cardinal Sodano, la première «perspective» de l’Eglise du troisième millénaire est «l’exigence d’une nouvelle évangélisation». Il a affirmé qu’il fallait proposer le mystère du Christ aux nouvelles générations. Selon le cardinal, l’unique raison d’être de l’Eglise est l’annonce du mystère du Christ.

La seconde «perspective» est la nécessité d’un «renouveau moral» de la société, face aux «vents de relativisme qui soufflent dans la culture moderne», et à la «tentation de se conformer à la mentalité du siècle», explique le cardinal Sodano. Le Secrétaire d’Etat déplore que dans la société actuelle on exalte la liberté au point d’en faire un absolu, comme si elle était en elle-même la source de la vérité. Il invite les chrétiens à «restaurer le sens moral de l’homme d’aujourd’hui».

Au début du XXIème siècle, le cardinal Sodano affirme que la troisième tâche de l’Eglise, est de «répandre le levain de l’Evangile dans la civilisation humaine». Il estime en effet que si pour être «vraiment humaine», une civilisation doit être «imprégnée des valeurs fondamentales de la loi naturelle», elle doit en plus, pour être «chrétienne», «s’inspirer des principes que l’Evangile place à la base de la société humaine: la dignité de toute personne humaine, le côté sacré de la vie, le sens religieux de la famille, la dignité du travail et la solidarité avec les autres».

Le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège considère que les deux guerres mondiales et les persécutions issues des idéologies nazies et communistes ont été rendues possibles parce qu’»on a voulu organiser la société sans Dieu». «Mais à la fin, on a organisé une société contre l’homme», a-t-il commenté. C’est pourquoi les chrétiens doivent aujourd’hui «s’engager toujours plus pour que l’Evangile du Christ continue à imprégner notre civilisation». (apic/imed/vb/mjp)

9 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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