La société et l’Etat ont le devoir d’intervenir pour y mettre fin
Rome: Le cardinal Tettamanzi dénonce les jeux de hasard
Rome, 1er mars 2002 (APIC) Le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Gènes, s’en prend aux jeux du hasard. Pour lui, le chrétien, la société et l’Etat ont le devoir d’intervenir pour mettre fin aux jeux liés aux gains.
Personne ne doit jouer aux jeux de hasard, a en effet affirmé le cardinal Tettamanzi, à l’occasion d’une rencontre sur ce thème qui s’est déroulée dans son diocèse fin février 2002. Pour lui, le chrétien comme l’Etat doivent «combattre» ces jeux.
«Le croyant et le non-croyant ont le devoir de raisonner avec l’intelligence humaine lorsqu’ils affrontent des problèmes moraux tels que les jeux de hasard», a déclaré le cardinal Tettamanzi. En effet, a-t-il expliqué, ce cas de morale fait partie du «bon sens» et peut donc être considéré comme «universel». Il est donc également du devoir de la société, de l’Etat et de ses institutions d’intervenir, a-t-il ajouté.
«L’homme n’a pas été fait pour le jeu, mais bien le jeu pour l’homme», a poursuivi l’archevêque de Gènes. Rappelant que tout jeu n’est pas négatif et même que «celui-ci est une composante nécessaire et parfois essentielle de la vie de l’homme», il a insisté sur le fait que lorsque le jeu a pour objectif le gain», il finit par «dominer» l’homme, «le dépouillant de sa liberté et l’enchaînant dans l’esclavage». «L’aléatoire représente alors une négation du travail et apparaît comme une dérision insolente du mérite».
Le cardinal Tettamanzi a donc lancé un appel à tous les chrétiens mais aussi à l’Etat afin que ce dernier ne prenne pas «une position contradictoire et schizophrène» en interdisant d’un côté le jeu de hasard et en autorisant de l’autre des formes cachées de ce même jeu pour «alimenter ses propres caisses». «Il en va de la vie de l’homme qui risque d’être elle-même considérée comme un jeu», a-t-il conclu. (apic/imed/pr)




