Rome: le chirurgien Fineschi rassurant sur la santé du pape (230994)
«Il marchera normalement d’ici peu»
Rome, 23septembre(APIC) Le professeur Gianfranco Fineschi, chirurgien qui
a opéré le pape le 29 avril dernier, affirme avoir déconseillé au pape le
voyage aux Etats-Unis au mois d’août dernier déjà. Dans une interview donnée vendredi au «Il Corriere della Sera», le chirurgien italien dit en outre «avoir donné son feu vert pour les voyages de Sarajevo, Zagreb et Lecce
«parce qu’il s’agissait de déplacements courts».
En revanche, il serait «imprudent» d’aller en Amérique, non pas tant à
cause de l’étape des Nations Unies, mais surtout pour les autres visites
qui étaient prévues dans quelques villes des Etats-Unis.
Le professeur Fineschi se veut rassurant: «Le pape marche bien. La prothèse ne lui fait pas mal. J’ai parlé pendant une heure au téléphone avec
son secrétaire, Don Stanislaw. Ce dernier m’a confirmé cette information.
Si la prothèse lui faisait mal, cela serait une douleur continue et terrible. Il ne pourrait plus marcher, pas même chez lui, ni nager, comme il le
fait chaque jour. Mais une prothèse ne donne des résultats définitifs
qu’après de nombreux mois d’exercice. Le pape a déjà acquis l’autonomie nécessaire pour sa vie quotidienne. Autre chose est de monter et de descendre
la passerelle d’un avion sans aucune aide.»
Si le pape paraît parfois emprunté dans sa démarche, affirme encore le
chirurgien, «c’est parce qu’il hésite, et non pour une question d’impotence. C’est typique chez les personnes qui ont une prothèse à la hanche:
elles marchent bien devant le médecin, mais deviennent hésitantes dès
qu’elles sortent dans la rue ou lorsqu’elles se trouvent en présence de
leurs proches. Le pape, lui, est guetté par la foule.»
L’homme qui a opéré le pape ne nourrit aucun doute sur la santé de son
patient: «Je le dis en toute sérénité, j’ai la conviction que le pape marchera normalement d’ici peu, même s’il gardera encore quelque temps ce réflexe d’insécurité qui le rend hésitant. Il renoncera à sa canne, dont il
ne se sert, en fait, que comme aide psychologique.» D’ailleurs, poursuit le
médecin, «je lui avais dit de se servir de sa canne jusqu’en octobre et de
ne pas faire semblant d’aller bien.» Le pape m’avait répondu: «Je ne fais
pas semblant, je vais vraiment bien. Vous le voyez-vous même, c’est moi qui
porte la canne et non la canne qui me porte».
Quant aux futurs voyages du pape aux Philippines, en Australie, en Papouasie-Nouvelle Guinée et au Sri Lanka, le professeur Fineschi est optimiste: «Le pape ne me l’a pas encore demandé, mais je dis qu’il sera en mesure d’y aller, car trois mois supplémentaires, c’est une longue période
pour la récupération». (apic/jmg/ba)




