Les atouts du cinéma selon Mgr Foley
Rome: Le cinéma est un moyen de combattre la haine, le racisme et l’intolérance religieuse
Rome, 16 novembre 2006 (Apic) Le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr John Foley, a présenté le cinéma comme un moyen idéal pour combattre la haine, le racisme et l’intolérance religieuse.
Le prélat américain est intervenu le 15 novembre 2006 lors de la 10e édition du festival international du cinéma spirituel Tertio Millennio organisé à Rome sur le thème de «la conspiration du silence».
«La dignité de l’homme ne doit pas être étouffée, elle ne peut pas être piétinée, et pourtant cela arrive autour de nous, de loin ou de près, chaque fois que le silence s’abat, impitoyable, sur les souffrances de l’humanité, à cause d’intérêts plus hauts, de l’intolérance ou de la prévarication», a estimé Mgr John Foley. Le président du Conseil pour les communications sociales a alors présenté le cinéma comme le moyen de communication «auquel on peut confier la mémoire historique de toutes ces réalités oubliées ou tues». Il a ainsi souligné le «pouvoir extraordinaire de l’image», le qualifiant de «langage universel qui sait arriver au coeur et ne peut pas laisser indifférent».
Mgr Foley a alors souhaité que les jeunes générations, «qui aiment tant le cinéma», puissent apprendre à travers lui «combien la haine est dangereuse, combien le racisme est inacceptable, combien l’intolérance religieuse est destructrice». Il a espéré que les jeunes découvriraient ainsi «toutes les réalités historiquement et géographiquement lointaines d’eux et qui ont piétiné l’homme, détruit ses rêves et ses aspirations en annulant sa dignité», et seraient poussés à «s’engager pour que cela ne puisse pas se répéter».
«La diffusion capillaire des medias unit le monde dans une communication globale qui abat les distances de lieu et de temps», a constaté le prélat américain, notant que ceci «empêche de dire: ’je ne savais pas’». Le cinéma, a-t-il soutenu, est donc «une excellente opportunité à ne pas laisser échapper» car «il peut devenir un haut-parleur en mesure de répandre sur toute la planète la voix de ceux qui sont opprimés et demeurent inécoutés, s’il est utilisé avec responsabilité et respect».
Briser le silence
Le silence, a encore précisé Mgr Foley en référence au thème du festival, «se trouve dans toutes les paroles que l’on voudrait dire et qui, au contraire, demeurent inexprimées». Il réside aussi, à ses yeux, «dans toutes ces vérités que l’on devrait proclamer et qui, au contraire, sont tues» ou encore «dans tous les hurlements contre l’injustice qui devrait ronger les coeurs et qui, au contraire, sont étouffés». Le président du Conseil pontifical pour les communications sociales a souhaité que ce silence soit «brisé pour répandre le cri de l’humanité, pour donner la parole aux faibles et aux pauvres qui ont perdu tout espoir».
Pour sa part, Benoît XVI a adressé un message aux participants du 10e festival du cinéma spirituel organisé à Rome du 14 au 19 novembre par les Conseils pontificaux pour la culture et pour les communications sociales. Le pape a souhaité que cette initiative «suscite un dialogue renouvelé et fécond entre foi et culture pour favoriser la solidarité et la paix». (apic/imedia/ami/pr)



