Un moraliste italien rappelle la responsabilité des commerçants
Rome: Le commerce de denrées alimentaire avariées est un péché
Rome, 26 mars 2008 (Apic) La production et le commerce de denrées alimentaires avariées et empoisonnées est un «péché très grave», selon les termes du père Antonio Rungi, théologien moraliste de Campanie. Pour lui, celui qui met en danger la santé des gens avec de tels produits n’est pas seulement responsable devant la justice civile et pénale, mais surtout devant Dieu.
C’est ce qu’a affirmé mercredi 26 mars le prêtre de la région de la Campanie au service de presse italien Sir. Il faisait en particulier référence au récent scandale de la mozzarella infectée de dioxine, produite dans la région de Naples et mise sur le marché. Le prêtre a considéré la crise de la mozzarella en Campanie comme un cas sérieux. Les confesseurs en particulier devraient clairement signaler aux fidèles que la production et la vente de denrées alimentaires avariées et empoisonnées à des citoyens qui ne se doutent de rien est une faute très grave. Le théologien est allé jusqu’à exhorter les prêtres à ne pas absoudre ceux qui produisent et vendent de tels produits. Jusqu’à présent, seuls la Corée du Sud et le Japon ont décrété une interdiction d’importer du fromage italien à base de lait de bufflonne. Les experts n’ont cependant pas pu établir un lien entre la persistance de la crise des déchets à Naples et l’infection de la mozzarella à la dioxine. (apic/sir/ak/js)




