Présence éthique reconnue

Rome: Le Congrès américain favorable au rôle d’observateur du Saint-Siège à l’ONU

Rome,

(APIC) Le Saint-Siège a appris avec «satisfaction» que le Congrès des Etats-Unis avait adopté ­ à l’unanimité moins une voix – une résolution en faveur de sa présence aux Nations Unies en tant qu’observateur permanent. Le Congrès n’a ainsi pas répondu aux pressions pour que ce statut soit retiré à l’Etat du Vatican.

«En exprimant son appui – par 461 voix contre 417 – à la présence et à l’activité du Saint-Siège aux Nations Unies, le Congrès américain reconnaît le Vatican comme un Etat souverain capable d’agir dans le domaine international et sa contribution en faveur de la paix et de la promotion des droits de l’homme», peut-on lire dans le communiqué publié le 12 juillet au Vatican.

Le Sénat du Chili et le parlement des Philippines avaient pris la même initiative, en réponse à l’opposition de groupements à la présence du Saint-Siège aux Nations Unies.

Des associations favorables à l’avortement ont lancé il y a plus d’un an une campagne pour que le Saint-Siège ne bénéficie plus de son statut d’observateur permanent aux Nations Unies. Elles avaient demandé que le Saint-Siège soit assimilé à une organisation non gouvernementale. Le 11 mai dernier, la Conférence épiscopale des Etats-Unis avait condamné le groupe américain «Catholics for a free choice» – «Catholiques pour un libre choix» en raison de ses activités «dirigées vers le rejet et la déformation de l’enseignement de l’Eglise catholique concernant le respect et la protection dus à la vie des enfants à naître sans défense».

«Etat souverain de la Cité du Vatican»

Voté le 11 juillet, le texte du Congrès américain rappelle que le Saint-Siège est le gouvernement de l’Etat souverain de la Cité du Vatican, qu’il a «une personnalité légale reconnue sur le plan international». Le Saint-Siège a en effet des relations diplomatiques avec 169 pays, dont les Nations Unies, et 179 missions diplomatiques permanentes à l’étranger.

Le Congrès américain souligne encore la participation active du Saint-Siège à un grand nombre d’activités des Nations Unies depuis 1946. En 1964, le Vatican aurait même eu la possibilité d’en devenir membre avec un droit de vote mais il a préféré demeurer simplement observateur.

Présence morale et éthique

Le Congrès américain apprécie «l’engagement ferme du Saint-Siège en faveur des droits fondamentaux de l’homme, y compris la protection de la vie humaine avant et après la naissance». Il estime en outre qu’une «dégradation» du statut du Saint-Siège aux Nations Unies «porterait tort à la crédibilité des Nations Unies, en montrant que ses règles de fonctionnement peuvent être manipulées pour des raisons idéologiques et qu’elles ne sont pas enracinées dans les principes neutres et objectifs de souveraineté». Une telle décision «nuirait aux relations entre les Etats-Unis et les Etats membres qui reconnaissent dans le Saint-Siège une présence morale et éthique. Le Congrès des Etats-Unis est donc «fermement opposé à tout tentative d’expulser le Saint-Siège des Etats membres des Nations Unies». (apic/imedia/mjp)

12 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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