Tous deux ont vécu sous un régime communiste

Rome: Le Dalaï Lama souligne ses points communs avec le pape

Rome, 26 novembre 2003 (Apic) A la veille de sa rencontre avec Jean Paul II, prévue le 27 novembre, le XIVe Dalaï Lama du Tibet souligne leur engagement commun en faveur d’une redécouverte de la spiritualité.

Dans un entretien avec le quotidien italien Corriere della Sera en date du 26 novembre, le chef spirituel des bouddhistes du Tibet a expliqué que «beaucoup de facteurs» l’unissent au pape, en particulier le fait d’avoir vécu sous un régime communiste. «Nous savons tous les deux de quel système il s’agit», a-t-il souligné en précisant par ailleurs, partager «sa préoccupation pour la survivance de la spiritualité dans les temps modernes».

Pour le Dalaï Lama, un point les divise. «Je promeus aussi une éthique séculière, pas nécessairement religieuse. Mais ce ne sont que des points de vue sur un problème identique».

L’Europe pourrait effectuer des pressions économiques sur la Chine

Pour des raisons d’opportunités politiques, le Dalaï Lama ne sera pas reçu par le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, au cours de son séjour. Le chef bouddhiste est en effet toujours considéré comme un ennemi par Pékin. Selon le Dalaï Lama, «l’Europe pourrait effectuer des pressions économiques sur la Chine afin que cette dernière change sa politique sur le Tibet». «Mais, a-t-il ajouté, lors de la révolution culturelle, Pékin était isolée d’un monde qui condamnait ses méthodes, ce qui ne l’a pas empêchée de poursuivre sur la même voie. Qui sait, peut-être est-il utile de suivre la méthode opposée: soutenir la Chine, la tranquilliser, lui permettre de résoudre aussi le noeud tibétain». (apic/imedia/bb)

26 novembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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