Annonce du cardinal secrétaire d’Etat
Rome: Le dialogue interreligieux constituera à nouveau un dicastère autonome
Rome, 27 mai 2007 (Apic) Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a déclaré à La Stampa, le 27 mai 2007, que le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux redeviendrait prochainement un dicastère distinct de la curie romaine. Dans une interview accordée au quotidien italien, il a également annoncé une réforme du Conseil pontifical pour la culture.
En déplacement le 26 mai à Vercelli – ville du Piémont (Nord) dont il fut évêque – pour en recevoir la citoyenneté d’honneur, le cardinal a expliqué au journaliste de La Stampa qu’après le discours de Benoît XVI à Ratisbonne, l’Eglise a relancé le dialogue avec les autorités politiques et religieuses des autres religions.
Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux sera à nouveau institué en tant que dicastère à part entière alors qu’il a été incorporé au Conseil pontifical pour la culture, a annoncé le cardinal italien. «Ce changement montre l’importance du dialogue interreligieux pour la Secrétairerie d’Etat», a-t-il insisté.
Benoît XVI avait procédé à l’unification temporaire des présidences des Conseils pontificaux pour le dialogue interreligieux et pour la culture, en mars 2006. Le cardinal Paul Poupard, président de ce dernier depuis 1988, devait assurer la présidence conjointe des deux conseils.
Le cardinal Bertone a en outre expliqué que dans une future réorganisation de la curie, le Conseil pontifical pour la culture incorporerait dans un unique dicastère le Conseil pontifical pour les biens culturels de l’Eglise.
Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux avait été fondé par Paul VI en 1964, sous le nom initial de Secrétariat pour les non-croyants. Il a pris son nom actuel sous le pontificat de Jean Paul II, lors de la réorganisation de la curie romaine opérée par la Constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988.
Les propos du cardinal secrétaire d’Etat apparaissent, pour certains observateurs, comme un premier pas vers une réforme du lourd appareil de la curie, qu’avait semblé souhaiter Benoît XVI avant et après son élection en avril 2005. (apic/imedia/hy/be)



