Mgr Amato pose le cadre pour entourer ce dialogue

Rome: Le dialogue interreligieux n’exclut pas la conversion des fidèles des autres religions

Rome, 8 novembre 2007 (Apic) Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a souligné que le dialogue interreligieux ne peut exclure l’objectif de convertir les fidèles d’autres religions.

C’est ce que l’archevêque italien a expliqué dans une interview à «L’Osservatore Romano», publiée dans son édition du 8 novembre 2007. Il a aussi souligné l’importance pour le christianisme à ne pas «renoncer à (son) identité» sous peine de perdre «le sens même du dialogue avec l’autre».

Le dialogue interreligieux «qui a pour finalité la promotion de la paix entre les peuples ne peut et ne doit pas exclure la conversion à la vérité et à la foi chrétienne, dans le respect de la liberté et de la dignité de chaque personne», a expliqué Mgr Amato. Il a ainsi critiqué «une certaine théologie catholique des religions» et «une certaine pratique pastorale» pour qui «le dialogue interreligieux (.) semble avoir rejoint son but en affirmant de façon péremptoire que toutes les religions sont des chemins vers le Salut».

Le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi a aussi regretté la prévalence d’un «faux jugement selon lequel tout serait relatif et il n’y aurait donc pas une vérité des choses, mais plusieurs opinions plus ou moins plausibles». «De cela résulte un agnosticisme religieux et un relativisme éthique, qui ne permet pas de faire référence aux normes morales partagées et inscrites dans le coeur de chaque personne humaine», a-t-il ajouté.

«On ne peut pas renoncer à notre identité sans perdre le sens même du dialogue avec l’autre», a aussi souligné Mgr Amato, évoquant le témoignage des chrétien dans une société plurireligieuse. Pour lui, ce témoignage «doit aujourd’hui être lisible non seulement face au nihiliste et au relativiste post-moderne, mais aussi pour ceux qui ignorent, ne partagent pas ou s’opposent soit à la vision catholique de la foi, soit à la foi chrétienne dans son ensemble».

Pour le haut-prélat italien, «la parité, comme présupposé indispensable du dialogue, concerne la dignité personnelle des interlocuteurs et non les contenus». «Le chrétien en dialogue ne peut pas cacher ou taire la vérité de sa foi fondée sur le mystère de Jésus-Christ», a-t-il ajouté. (apic/imedia/ms/pr)

8 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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