Rome: Le «ministère» de la Santé du Vatican se penche sur le «pouvoir» des médecins

Dans l’attente d’un document sur la drogue

Rome, 9 novembre 2001 (APIC) le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé tiendra sa 16ème conférence internationale sur «la santé et le pouvoir», du 15 au 17 novembre 2001 à Rome. Plus de 500 médecins, infirmiers, politiques ou économistes du monde entier participeront à la rencontre. L’objectif est d’analyser le «pouvoir» que peuvent avoir les médecins et ceux qui travaillent dans le monde de la santé. Le «ministère» de la Santé du Vatican annonce par ailleurs la publication, le 15 décembre, d’un document sur la drogue.

L’initiateur de la rencontre, Mgr José Redrago, secrétaire du Conseil pontifical, a expliqué à l’APIC qu’il faisait là référence au pouvoir. Il s’agit, a-t-il précisé, du «pouvoir de l’économie sur la santé, bien sûr, mais aussi de celui des médecins, des infirmiers et parfois même des structures sur le malade».

L’objectif de la rencontre sera de réfléchir à toutes ces formes de pouvoir, sous lesquelles le malade se sent souvent vraiment petit, a expliqué le prélat. Selon lui, «il faut trouver un équilibre pour humaniser la médecine et la recentrer sur l’homme».

Inaugurés par Mgr Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, les travaux débuteront le 15 novembre par des interventions touchant au domaine politique. Jean Foyer, membre honoraire du parlement français, parlera du «pouvoir de l’économie dans le domaine de la santé». Le responsable du programme global sur les bases factuelles pour la politique sanitaire à l’OMS, en Suisse, Tessa Tan Torres, abordera pour sa part, l’influence des médias.

Le «ministère» de la Santé du Vatican annonce un document sur la drogue

Le lendemain, Mgr Fisichella, évêque auxiliaire de Rome, proposera une réflexion théologique sur le pouvoir et la santé. Le reste de la journée sera consacré au point de vue de représentant d’autres religions et communautés religieuses: hindouisme, bouddhisme, hébraïsme et islamisme, avec en particulier l’intervention du recteur de l’institut musulman de la mosquée de Paris en France, Dalil Boubakeur. Enfin, la soirée du 16 et la matinée du 17 novembre seront consacrés au thème «que faire?». Des propositions concrètes devraient être faites à l’issue de la rencontre.

D’autres travaux sont par ailleurs en cours au ’ministère de la santé’ du Vatican. Un document sur la drogue devrait être publié vers le 15 décembre prochain. Il reprendra la position de l’Eglise en matière de prévention et devrait redire «que la drogue ne se combat pas avec la drogue, mais par une large action de prévention».

Le 20 octobre 2000, lors d’une audience avec les membres de la communauté «Incontro», qui oeuvre au service des enfants et des adolescents toxico-dépendants, Jean Paul II s’est clairement affirmé contre la légalisation ou la dépénalisation de la drogue». L’Eglise souhaite réaffirmer avec force que se droguer n’est pas une solution, face à des opinions qui voudraient la libéralisation des stupéfiants en considérant que le libre accès à de telles substances contribue à limiter ou à réduire les dommages qu’en subissent les personnes et la société», avait-il affirmé. (apic/imed/at/pr)

9 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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