Des extraits déjà publiés dans la presse

Rome: Le nouveau livre de Jean Paul II publié le 16 mai, jour de son 84e anniversaire

Rome, 17 mai 2004 (Apic) «Levez-vous ! Allons !», le dernier livre autobiographique de Jean Paul II, sera mis en vente dans les librairies italiennes le 18 mai 2004, jour de son 84e anniversaire.

A mi-chemin d’une méditation spirituelle et d’une autobiographie, cet ouvrage de 200 pages revient sur les années épiscopales de Karol Wojtyla, entre 1958 et 1978, mais propose aussi de nombreuses références à ses années de pontificat, comme en témoignent des extraits déjà publiés le 16 mai dans le quotidien italien «Il Giornale».

«Levez-vous ! Allons !» est une suite, dans le style et dans le contenu, de «Don et Mystère», publié en 1996 et portant sur les origines de la vocation sacerdotale de Jean Paul II. Le livre sera publié autour du 18 mai en italien, en français, en espagnol, en polonais et en allemand. Les versions anglaise et portugaise devraient suivre le mois suivant.

La maison éditrice italienne Mondadori, qui a racheté les droits à la Librairie éditrice vaticane, les a elle-même revendus aux différents éditeurs internationaux, sauf pour la Pologne qui a traité directement avec le Vatican. A ce jour, le dernier livre poétique de Jean Paul II, le «Triptyque romain», a été traduit en plus de vingt langues. De nouveaux pays s’apprêtent à le publier comme le Bangladesh, la Biélorussie, le Japon et la Corée.

Les éditions Mondadori ont racheté les droits

Le quotidien italien «Il Giornale» a publié le 16 mai quelques extraits principaux du livre. L’auteur de l’article précise avoir obtenu une partie des pages grâce à ses contacts au Vatican. Les éditions Mondadori, qui mettent le livre en vente dans les librairies italiennes le 18 mai, ont demandé à la presse de ne pas en publier d’extraits. La maison d’édition – dont est propriétaire Silvio Berlusconi – a en effet revendu les droits des extraits à un hebdomadaire catholique, «Famiglia Cristiana» qui sortira en kiosque mercredi.

Parmi les extraits publiés cependant par «Il Giornale», on peut lire la première réaction de l’abbé Karol Wojtyla à qui le Primat de Pologne, le cardinal Stefan Wyszynski, annonce sa nomination comme évêque auxiliaire de Cracovie. Pour répondre à sa convocation à Varsovie, le jeune prêtre avait dû interrompre une excursion en canoë entreprise avec des jeunes. «En entendant les paroles du Primat qui m’annonçaient la décision du siège apostolique, je répondis: Eminence, je suis trop jeune: j’ai à peine trente- huit ans ! Mais le Primat répliqua: C’est une faiblesse dont vous vous libérerez bien vite ! Je vous prie de ne pas vous opposer à la volonté du Saint-Père. Je dis alors un seul mot: J’accepte».

«Habemus papam !»

Le lendemain, l’abbé Wojtyla se rend à Cracovie pour présenter sa lettre de nomination à l’archevêque Eugeniusz Baziak, coadjuteur de Cracovie. «Je me rappelle comme si c’était aujourd’hui que l’archevêque me prit par le bras et me conduisit dans le salon d’attente, où quelques prêtres étaient assis; il s’exclama alors: Habemus papam !» A la lumière des événements qui suivirent, on pourrait dire que ce furent des paroles prophétiques».

Le jour de la consécration épiscopale, le 28 septembre 1958, le futur Jean Paul II se souvient encore: «La journée était nuageuse, mais à la fin, le soleil fit son apparition. Comme signe de bon augure, l’un de ses rayons tomba sur le pauvre consacré.». Au fil des pages qui sont avant tout une méditation destinée aux évêques, le pape insiste sur quelques caractéristiques de la mission épiscopale et propose son autocritique.

«Non pas tant commander que servir»

«Il est certain que réprimander fait aussi partie du rôle du pasteur. Je pense que, sous cet aspect, j’ai peut-être fait trop peu. Le rapport entre autorité et service pose toujours question. Je dois peut-être me reprocher de n’avoir pas suffisamment cherché à commander. Dans une certaine mesure, cela vient de mon tempérament. Mais cela peut aussi, en quelque manière, être attribué à la volonté du Christ qui demanda à ses apôtres non pas tant de commander que de servir (.), il doit servir en gouvernant et gouverner en servant».

De nombreuses pages sont par ailleurs consacrées à la recherche de la vérité. «On ne peut vraiment pas tourner le dos à la vérité, ni arrêter de l’annoncer, ni la cacher, même s’il s’agit d’une vérité difficile, dont la révélation s’accompagne d’une grande souffrance. «Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre» (Jn8, 32) – telle est notre tâche et, en même temps, notre appui ! En cela, il n’y a pas d’espace pour des compromissions ni pour un recours opportuniste à la diplomatie humaine. Il faut rendre témoignage à la vérité, même au prix de persécutions, jusqu’au prix du sang, comme le Christ lui-même l’a fait et comme l’a fait en son temps un de mes saints prédécesseurs à Cracovie, Stanislas.

Les droits d’auteur, selon le Vatican, seront redistribués à des oeuvres caritatives. Les sommes récoltées par le livre «Entrez dans l’espérance», avaient été utilisées pour aider les populations du Rwanda, du Burundi et des Balkans. (apic/imedia/be)

17 mai 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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